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Des métiers variés et passionnants
Secteur agricole
Jura agricole et rural
Publié le:  09 décembre 2011
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Benoît Duchesne, paysagiste, a expliqué dans quelle logique le jardin de la ferme Courbet a été réaménagé par son entreprise.

En visitant l’entreprise « Duchêne espaces verts » et la ferme laitière de Jean-Yves Maire, plus de 70 jeunes de Franche-Comté, lycéens, apprentis et demandeurs d’emploi ont pu avoir un aperçu de la richesse des métiers de la branche agricole, et peut-être se découvrir une vocation…

Le 22 novembre dernier, l’AREFA (Association Régionale pour l’Emploi et la Formation en Agriculture), l’UNEP (Union Nationale des Entreprises du Paysage) Bourgogne/ Franche Comté et l’APECITA (Association Pour l'Emploi des Cadres, Ingénieurs et Techniciens de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire) organisaient une journée « découverte des métiers de l’agriculture » à l’attention des collégiens, des apprentis et des jeunes demandeurs d’emploi.

Principal message de la journée : la production agricole a de l’avenir, et ce secteur d’activité propose de nombreux métiers susceptibles d’attirer les jeunes, même s’ils ne sont pas d’origine agricole.

Gilles Duquet, président de l’ANEFA, insistait d’ailleurs dans son mot de clôture sur l’originalité et l’unicité du dispositif de formation et d’accompagnement « c’est une spécificité de la branche agricole que d’être aussi organisée pour former à tous ses métiers, tout au long de la vie : en formation initiale dès la 4ème, puis avec les BEP, bac pros, BTS, mais également l’apprentissage… »

Des propos complétés par Jean-Yves Maire, éleveur d’un troupeau de montbéliardes a Flagey, qui avait ouvert les portes de son exploitation pour l’occasion. « Les matériels évoluent… par exemple les tracteurs d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ceux qu’utilisaient nos parents, il y a de la micro-informatique à bord. C’est pour ça que c’est important de se former tout au long de la vie, pour acquérir de nouvelles compétences. »

Le village de Flagey était d’ailleurs le cadre idéal pour accueillir cette journée découverte, car il héberge une belle palette de métiers agricoles et para-agricoles.

« L’entreprise Duchêne emploie 35 à 45 personnes en fonction des saisons, l’entreprise Coquy (production d’œufs) une quarantaine, il y a les exploitations agricoles, mais aussi la fromagerie (deux salariés), la CUMA (trois chauffeurs), un marchand de bestiaux… sans compter tous les emplois indirects autour de l’agriculture ! », souligne Jean-Yves Maire.

Une offre de formation très complète

Des propos qui font écho à la présentation en salle de Fleur Dormoy, conseillère emploi à l’antenne Bourgogne-Franche-Comté de l’Apecita. Celle-ci a en effet insisté sur la grande diversité des métiers de la branche agricole : métiers de l’élevage, bien entendu, avec une tendance lourde à l’augmentation du recours au salariat, et les différentes productions, les métiers en lien avec les animaux, de l’inséminateur au vendeur en animalerie en passant par le maréchal-ferrant, ou encore tous les métiers qui gravitent autour de l’agriculture : technico-commercial, conseiller, technicien génétique, enseignant, etc.

De même les employeurs potentiels sont variés : exploitations, certes, mais également services de remplacement et groupement d’employeurs, organisations professionnelles agricoles, coopératives, libres-services agricoles…

En termes de niveau d’étude requis, la conseillère a aussi brossé le tableau des formations spécifiques aux métiers de l’élevage, du CAP au diplôme d’ingénieur, et détaillé l’offre de la grande région.

« Entre les maisons familiales, les lycées agricoles, les centres de formation en alternance, il y a forcément un établissement à proximité de chez vous ! » Le marché de l’emploi dans les productions animales et métiers associés reflète en partie la répartition des cheptels sur le territoire « 29% des offres émanent du grand Ouest, où se concentrent les élevages laitiers et porcins. Le grand Est totalise 15% des offres. »

Et naturellement, plus les postes sont à responsabilité, plus les niveaux d’étude et l’expérience requise sont élevés. Puis Fleur Dormoy à zoomé sur le marché de l’emploi en production agricole.

« Le nombre de salarié en CDI est relativement stable depuis 2006, en moyenne deux salariés par exploitations, mais avec de fortes disparités selon les types de production et la forme juridique. Le maraîchage et la production horticole, ainsi que l’arboriculture et la viticulture sont les plus demandeurs (entre trois et quatre salariés, contre un à un et demi dans les exploitations bovines et les fermes de polyculture élevage). »

Autonomie recherchée

Isabelle Mougin, de la FRSEA, est intervenue pour expliquer le rôle du GER (groupement régional d'employeurs) et sa complémentarité avec les services de remplacement. « Les services de remplacement sont là pour répondre à des besoins de main d’œuvre occasionnels : maladie, congés maternité ou paternité, formation... Le GER a pour but de répondre à des besoins plus réguliers : en mettant bout à bout les besoins d'une exploitation agricole, d'une mairie, d'une pépinière par exemple on arrive à un plein-temps, un CDI partagé. Pour le salarié, c'est une bonne occasion de se former à différents métier, pour éventuellement se spécialiser par la suite. »

Jean-Yves Maire, vice-président du GER s'est réjoui du succès grandissant de cette structure.

« Avec 24 000 heures facturées cette année dans le département, le GER est en plein boom. »

Il a aussi insisté auprès du jeune public sur les qualités recherchées par un employeur. « Ce qu'on attend d'un salarié, c'est de la motivation, de l'implication, le sens de l'initiative et l'autonomie : imaginez que je parte en vacances, je laisse ma ferme dans les mains d'un salarié. S'il n'est pas autonome, comment je peux partir tranquille ? »




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