Le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire a réitéré le 2 novembre dans un communiqué son opposition à la réintroduction des farines animales dans l’alimentation du bétail.
Pour sa part, après l’Anses, le Conseil national de l’alimentation (CNA) « exprime des réserves à toute autorisation nouvelle, tant que des méthodes d’analyses adaptées ne sont pas disponibles et que les filières de fabrication des aliments pour animaux ne garantissent pas des circuits liés aux PAT (protéines animales transformées) dédiés par espèce, sous contrôle étroit des pouvoirs publics ».
Le CNA rappelle en effet la différence entre les PAT, issus des coproduits d’abattage sains, et les farines animales (farines de viandes et d’os) qui incorporent des cadavres d’animaux et qui sont interdites dans l’UE.
Le Conseil souligne les distorsions de concurrence entre l’UE et les pays tiers dans les élevages, dues à l’interdiction des PAT que s’impose l’Europe.
Dans son avis, le CNA appelle à considérer les protéines animales transformées que l’UE se refuse à utiliser alors qu’elles sont utilisées dans toutes les autres régions du monde, et qui une fois valorisées dans les élevages des pays tiers, arrivent parfois en Europe, d’Amérique du Sud ou d’Asie.


