Les pouvoirs publics viennent de procéder à une augmentation surprise et importante de la taxe d’abattage destinée au financement de l’élimination des sousproduits.
La revalorisation de 10 % décidée s’applique au 1er janvier 2012, alors que l’augmentation était projetée au 1er juillet 2012.
« Cette décision qui a été faite sans concertation représente 10 millions d’euros supplémentaires pour les entreprises d’abattage », a déclaré Dominique Langlois, le président de Fédération nationale de l’industrie et du commerce en gros des viandes (FNICGV) et d’Interbev, décidément très en colère contre cette initiative gouvernementale.
«Avec la taxe d’abattage, le Gouvernement contrevient à la règle du principe pollueur-payeur en faisant supporter aux abatteurs le coût de l’équarrissage des animaux morts dans les élevages alors que les abatteurs doivent déjà supporter le coût de l’élimination des déchets qu’ils génèrent » dénonce la FNICGV.


