L’exploitation du Gaec du Bruyas à Saint-Denis-sur-Coise (Loire), spécialisée en élevages bovin laitier et porcin, recherche un nouvel associé dans la perspective de préparer le départ en retraite de l’un des cinq associés.
L’exploitation du Gaec du Bruyas, située à Saint-Denis-sur-Coise dans les monts du Lyonnais, n’a cessé de s’agrandir depuis la création du Gaec en 1981 par deux frères, Michel et Bernard Séon.
Il y a deux ans, Michel Séon a émis le souhait de partir en retraite d'ici quelques années. Depuis le Gaec s'est en lancé dans la recherche d'une nouvel associé pour remplacer le co-fondateur. Depuis sa création, le Gaec a beaucoup évolué.
Dans les années 1980, le quota laitier a augmenté et l’atelier de veaux de lait a été remplacé par l’engraissement de quelques porcs. En 1987, l’arrivée d’un troisième associé, Jean- Pierre Jacoud, au sein du Gaec a permis l’augmentation du quota en laiterie, le développement de l’atelier d’engraissement de porcs et la création d’une fromagerie avec une activité de vente directe.
Deux nouveaux associés en 2008 En 1991, Dominique Gigandon (ancien technicien en élevage porcin) a intégré le Gaec pour succéder à Bernard Séon qui a pris sa retraite. En 1992, un atelier de naissage en porcs a vu le jour.
En 1997, le Gaec du Bruyas a embauché son premier salarié, qui est resté environ dix ans sur l’exploitation. Pendant cette période, la structure de l’exploitation a continué de se développer. En 2007, suite au départ du salarié, Stéphane Laurent (ancien représentant qui connaissait l’exploitation) et Léonard Bouchut (ancien stagiaire) ont réalisé un stage pré-installation.
Puis tous deux se sont installés en janvier 2008. Une nouvelle stabulation a alors été construite pour les vaches laitières. Désormais, l’exploitation compte cinq associés et, depuis 2010, une salariée (auparavant apprentie) à la fromagerie et un apprenti en élevage bovin. En porcs, l’élevage de multiplication a été arrêté et remplacé par un atelier de charcuterie.
Démarche de recherche « Vu la taille de l’exploitation, le choix a été fait de la spécialisation des associés par atelier avec un fonctionnement en binôme », précise Léonard Bouchut. Lui-même a en charge le troupeau bovin avec Stéphane Laurent et l’apprenti. Jean-Pierre Jacoud et la salariée, Mathilde Grataloup, travaillent à la fromagerie.
Michel Séon est responsable de l’élevage porcin et intervient si besoin en élevage bovin. Dominique Gigandon s’occupe de l’atelier charcuterie et de la vente. Depuis deux ans, le Gaec du Bruyas a entrepris des démarches afin de trouver un nouvel associé qui pourrait remplacer Michel Séon.
« Etant donné qu’il n’a pas un temps complet sur l’atelier porcin, l’idée est de mettre en place avec le nouvel associé, un binôme élevage porcin et charcuterie pour répondre à la demande en produits de charcuterie », complète Léonard Bouchut.
« Nous sommes inscrits au répertoire départ-installation depuis deux ans et nous avons diffusé diverses annonces dans la presse agricole ou sur des sites internet de petites annonces, etc. Nous mettons en avant nos conditions de travail, notre passion du métier et notre organisation à cinq associés qui nous permet de dégager du temps libre (congés, week-ends, jours fériés). Autre avantage, nous dégageons un revenu que nous considérons comme non négligeable. A ce jour, nous avons eu plusieurs contacts de candidats mais qui n’ont pas abouti. »
Difficile d'identifier les raisons pour lesquelles les candidats ne sont pas allés plus loin. Sur le Gaec, les règles sont bien définies avec une organisation claire et précise ce qui effraie peut-être les candidats. Autre frein, le fait d'avoir quatre autres associés peut rebuter le nouvel entrant sur-tout s'il ne les connaît pas auparavant.
Pourtant, les associés sont très ouverts concernant le profil de l’associé recherché, « nous n’avons aucun a priori : homme ou femme, expérimenté ou débutant, avec la possibilité de se former. Toutes les solutions peuvent être envisagées.»
Léonard Bouchut souligne ce qui compte avant tout dans le choix du candidat : « sa motivation, son ouverture d’esprit, son envie de s’investir sur l’exploitation et de partager un travail de groupe ».
L’exploitation en chiffres
- 92 hectares de SAU. - 750 000 litres de quotas laiterie (Sodiaal).
- 104 000 litres en quotas vente directe (essentiellement en moyennes surfaces de la région).
- 100 vaches laitières prim’holstein et leur suite. 70 truies naisseurs engraisseurs.


