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L’importance des protéines
Equilibre de la ration
Jura agricole et rural
Publié le:  23 décembre 2011
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Tous les porcs d’une bande n’ont pas les mêmes besoins alimentaires : Laurent Alibert, de l’IFIP, a analysé les conséquences de différentes stratégies d’alimentation.

«Le besoin en lysine n'est pas identique pour tous les porcs d'une bande. Si on formule l’aliment en dessous du besoin moyen, plus de la moitié des porcs de la bande seront en carence, si on formule au besoin moyen, les porcs les plus performants seront pénalisés (augmentation de l’indice de consommation, diminution du GMQ et du pourcentage de muscle. »… c’est de ce constat que Laurent Alibert, spécialiste de l’alimentation à l’Ifip, est parti pour étayer sa démonstration sur l’enjeu de bien formuler les aliments pour limiter les coûts de production en élevage porcin.

« Il faut donc accepter une augmentation du prix de l'aliment en formulant au-dessus du besoin moyen tant que la marge s'améliore ! Car en augmentant la proportion de lysine digestible dans l’aliment d’engraissement, on augmente le pourcentage de porcs qui expriment leur potentiel de croissance et on diminue l’hétérogénéité du GMQ. »

Stratégies comparées

Graphiques à l’appui, il a présenté les résultats d’une étude comparative de 8 stratégies alimentaires, qui s’écartent du besoin moyen par pas de 5%.

« Quand les apports baissent de 15% au-dessous du besoin moyen les performances se dégradent (GMQ, IC, taux de muscle) il faut rallonger de 10 jours la durée d'engraissement. Quand les apports augmentent de 15% au-dessus du besoin moyen les performances s'améliorent (GMQ, IC, taux de muscle) et on peut raccourcir de 5 jours la durée d'engraissement. Ces jours gagnés ou perdus sur la durée d’engraissement, c’est du temps de travail, du nettoyage en plus ou en moins ! »

On remarquera aussi que la dégradation des performances est plus conséquente quand on restreint les apports que l’amélioration consécutive à un apport supérieur aux besoins moyens. Mais quelles sont les conséquences économiques de ces stratégies ?

« Nous les avons évaluées en faisant trois hypothèses de prix des matières premières. Bon marché à 143 €/tonne, chères à 166 €/tonne et très chères à 275 €/tonne ».

Etonnamment, c’est en période d’aliment cher que l’intérêt de renforcer la teneur en protéine est le plus grand. « Plus les matières premières sont chères, moins l'impact de l'incorporation des acides aminés indipensables sur le coût global de l'aliment est important. Plus les matières premières sont chères, plus il faut rechercher l'IC le plus faible pour maximiser la marge. »




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