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Rester vigilant
Jura agricole et rural
Publié le:  17 mai 2002
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Les crises sanitaires (ESB, fièvre aphteuse) des deux dernières années ont été particulièrement éprouvantes pour notre élevage. Aujourd’hui, la consommation de viande bovine est quasiment redevenue normale, mais pas encore les prix. Sur le sanitaire, il faut rester vigilant à tout instant : l’apparition de la peste porcine en Meurthe-et-Moselle nous le rappelle encore.

Au niveau national, la mise en place du Réseau Sanitaire Bovin, en négociation depuis deux ans, est bloquée par la DGAL. Il devait accompagner l’allégement des prophylaxies prévu par une directive européenne et réduire ces charges de 10%. En absence de la reprise du dialogue, nous demandons l’allégement des prophylaxies dès cet automne pour que les éleveurs ne soient pas pénalisés par rapport aux départements pilotes et à d’autres pays de l’UE.

Sur le sujet de l’ESB, la décision sur l’abattage sélectif satisfait peu de monde. On peut s’inquiéter aussi sur les délais croissants dans le paiement des indemnités et sur la remise en cause du travail des experts.

Plus localement, le plan IBR, lancé à l’automne dernier et appuyé par l’arrêté préfectoral du 20 novembre 2001, permettait d’engager le Jura sur l’éradication de l’IBR. Des moyens humains et financiers importants ont été mobilisés. La campagne de prophylaxie se termine.

La prévalence de l’IBR est 3.6% sur tous les cheptels et 1% sur les cheptels laitiers. On dénombre près de 800 animaux positifs qui sont orientés majoritairement vers la vaccination. Ces chiffres nous encouragent à atteindre rapidement notre objectif.

Le 27 mai prochain, l’assemblée générale extraordinaire du Groupement de Défense Sanitaire devra se prononcer sur la création d’une SARL qui regroupera toutes les activités commerciales : désinfection, désinsectisation, dératisation, parage, écornage et coloration des toits. Cette évolution statutaire ne modifiera en rien la recherche d’un service performant et indispensable aux éleveurs à un coût adapté. Ce sera aussi l’occasion de débattre avec vos délégués cantonaux du sanitaire dans vos élevages.

Claude Métraille - Président du GDS




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