Conservation des ordonnances durant 12 mois et organisation du stockage des médicaments sont incontournables pour adhérer.
Traitements sanitaires et gestion des médicaments vétérinaires constituent bien souvent le maillon faible des démarches qualité : c’est le constat fait par les techniciens qui accompagnent la mise en place de la qualification, certification ou encore Charte des bonnes pratiques. Pourtant ce volet revêt une importance stratégique, car du côté des consommateurs, les doutes en la matière pourraient anéantir l’image très positive des produits laitiers (reconnus pour leur qualité sanitaire et leur valeur nutritionnelle par une large majorité de français).
Un enjeu stratégique
Si la conservation des ordonnances vétérinaires pendant un an n’a pas encore de caractère réglementaire, cette pratique permet d’acquérir une habitude de gestion documentaire. L’ordonnance constitue un élément de preuve qui permet de justifier les traitements vétérinaires employés. De plus, l’ordonnance précise le délai d’attente à respecter entre l’application et la commercialisation du produit : il est bon d’avoir cette information facilement accessible.
Une récente enquête montrait que dans un tiers des cas, l’ordonnance n’était pas suivie à la lettre ! Le carnet sanitaire constitue, lui, un nouvel outil, officiellement inscrit dans la nouvelle loi d’orientation agricole, il a donc un caractère obligatoire et peut servir de justificatif en cas de contrôle.
Pour ce qui est du stockage des médicaments, c’est leur dangerosité et leur coût qui justifient un traitement particulier : l’armoire à pharmacie, prévue à cet effet, permet un stockage sûr (à l’abri des enfants) et efficace (à l’abri de la lumière, de la poussière, de l’humidité et du froid).
L’élimination des médicaments périmés, ou entamés depuis un mois, en les confiant au vétérinaire, contribue à éviter l’encombrement et simplifie les recherches.
Vaccins et sérums seront eux stockés au réfrigérateur à 4°C avant leur utilisation.
A.C.


