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La lutte raisonnée : une démarche professionnelle et citoyenne
Jura agricole et rural
Publié le:  19 juillet 2004
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Le sujet n’est pas nouveau. De nombreuses années de réflexion et de travail de la viticulture dans le Jura et d’autres régions de France ont abouti à une évolution de nos pratiques,

répondant ainsi aux attentes de notre profession, aux exigences du législateur en matière de production agricole et aux attentes des consommateurs en matière de protection de l’environnement.

La lutte raisonnée n’est pas un carcan fait d’obligations, d’interdictions, de contrôles. Elle est un outil pouvant servir de référence à l’ensemble des viticulteurs en allégeant ses charges et en adoptant des pratiques respectueuses des milieux naturels.

Les bonnes doses au bon moment

La lutte raisonnée consiste à employer rationnellement les produits phytosanitaires : la protection n’intervient que lorsque les seuils de nuisibilité des ravageurs sont atteints. Elle ne porte pas atteinte à la qualité et à la quantité de la récolte. Il est tout à fait possible d’obtenir de bons résultats en utilisant les bonnes doses au bon moment.

Comment pratique-t-on la lutte raisonnée ?

Deux étapes sont essentielles :

1. La collecte des informations qui s’effectue :

- au niveau régional par l’intermédiaire des “Avertissements Agricoles”,

- sur la parcelle par les observations du viticulteur selon la méthode suivante (TABLEAU DANS NOTRE EDITION PAPIER)

2. La méthode de comptage et les règles de décision :

Des méthodes de comptage existent à différents stades accompagnées du seuil où le traitement est préconisé et de contrôles à effectuer pour en vérifier l’efficacité.

Exemple pour les coupe-bourgeons (noctuelles, boarmies, charançons). (TABLEAU DANS NOTRE EDITION PAPIER)

Attention à vous qui utilisez régulièrement ou de façon exceptionnelle les produits phytosanitaires, leur exposition ne se limite pas au traitement !

L’exposition aux produits phytosanitaires peut avoir lieu par contact corporel direct, sur les aires de lavage, dans le local phyto, par l’intermédiaire du pulvérisateur et des emballages. La réglementation française s’est étoffée de nombreux textes applicables aux différents domaines concernés qui relèvent tout à la fois de la santé publique, du travail, de la protection de l’environnement .

Deux exemples de réglementation

- Un stockage de qualité, gage de conservation des produits et de sécurité.

- Un entretien et un réglage réguliers du pulvérisateur, gages d’efficacité et de sécurité. (VOIR GRAPHIQUES DANS NOTRE EDITION PAPIER)

En matière de protection professionnelle, collecte des emballages, aires de lavage, des informations peuvent vous être données auprès : du CTV, tél. 03 84 66 26 14 , de la société de viticulture, tél. 03 84 35 14 02




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