Les groupements de défense sanitaire et groupements techniques vétérinaires lancent un nouveau dispositif. Il s’appuie sur une formation et un bilan sanitaire volontaire. Objectif : mieux utiliser les médicaments et prévenir les pathologies.
C’est un tournant dans l’action sanitaire en élevage. Une vaste démarche de prévention est mise en place cette année dans le secteur bovin. Elle s’inscrit dans une politique de « maîtrise volontaire des risques », présentée le 28 avril à la presse par la Fédération nationale des groupements de défense sanitaire (FNGDS), le Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (SNVEL) et la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV).
Satisfaire le consommateur et améliorer le revenu
Les deux priorités sont la bonne utilisation du médicament vétérinaire et la prévention des pathologies en élevage. Il s’agit de sécuriser au mieux les pratiques vis-à-vis des consommateurs tout en améliorant le revenu des éleveurs. Comme le dit l’adage, mieux vaut prévenir que guérir. Le gain économique viendra « en diminuant le coût des maladies, par des mesures sanitaires et médicales adaptées à chaque élevage, et en améliorant la rentabilité du recours au médicament », a expliqué Jean-Jacques Rosaye, président de la FNGDS.
Bilan sanitaire volontaire
Concrètement, les éleveurs de bovins se voient proposer une formation et un bilan sanitaire volontaire. Ce dernier est confié au vétérinaire qui suit régulièrement le troupeau. Le but est de sécuriser l’utilisation des médicaments, de fixer la priorité sanitaire de l’élevage et les mesures de prévention à appliquer. De cette manière, le vétérinaire peut orienter les stratégies de traitement contre les pathologies courantes rencontrées dans le troupeau. Le bilan s’appuie notamment sur les enregistrements dans le carnet sanitaire et un examen de l’état du cheptel.
Sécuriser le médicament
Afin de sécuriser le médicament, le vétérinaire et l’éleveur examinent différents points, comme les modalités de stockage et la gestion des périmés, le classement des ordonnances, l’entretien des matériels de traitement, le respect de la prescription et des délais d’attente, les modalités de repérage des animaux traités. « L’éleveur, infirmier de son élevage » est le titre de la formation assurée par les GDS. Elle comporte des modules consacrés à l’examen d’un bovin malade et à la bonne utilisation du médicament vétérinaire. Deux demi-journées sont prévues, en salle et en élevage. « La formation vise à mieux encadrer la relation entre l’éleveur et son vétérinaire », a souligné Christophe Brard, président de la SNGTV. Une partie de la journée a lieu en élevage, avec des manipulations pratiques et une autre se déroule en salle, à partir des situations rencontrées par les éleveurs. Le tout est organisé par groupe de dix à quinze personnes, afin de faciliter les échanges entre les participants. Il s’agit d’aider les éleveurs à s’orienter face à un ou plusieurs animaux malades, pour mieux agir ensuite.
Prochain décret sur le médicament
Ce nouveau dispositif intervient au moment où la situation épidémiologique du cheptel bovin, au regard des maladies réputées contagieuses, évolue de manière favorable. Pour la FNGDS, le SNVEL et la SNGTV, il sera conforté par la mise en œuvre du prochain décret relatif à la prescription et la délivrance du médicament vétérinaire.
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Les deux priorités de cette campagne de prévention sont la bonne utilisation des médicaments et la prévention des pathologies |


