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La qualité, un travail constant
Montbéliarde Qualité
Terre de chez nous
Publié le:  22 juillet 2005
Page 8 

De gauche à droite, Olivier Billerey, Pierre Mougin, Didier Pitton et Jacques Pesenti

L’association Montbéliarde Qualité a tenu jeudi 30 juin son assemblée générale. Dans un climat où la sérénité semble de mise. Les ventes paraissent avoir enrayé leur baisse. De plus, Carrefour poursuit dans la voie de cette filière qualité.

La qualité ? Tout le monde en parle mais ce mot n’a pas la même signification pour chacun», lance en guise de préambule, Pierre Mougin, président de l’association Montbéliarde Qualité, lors de l’assemblée générale tenue le 30 juin à Cléron. «Tout le monde en veut mais à quel prix ?» Le produit a du goût, de la saveur, de la tendreté et est rassurant pour le consommateur tout en ayant un prix raisonnable pour les acteurs de la filière. Le tout a été possible suite à l’exigence de plus en plus affirmée de traçabilité des produits, exigence apparue lors de récentes crises sanitaires.

«Carrefour a initié cette filière qui a connu son heure de gloire en 1996 et entre 2000 et 2001. Gloire connue dans des périodes très difficiles pour la filière bovine. Faut-il s’en réjouir ?» Une gloire aujourd’hui rangée dans le rayon des souvenirs car le consommateur est versatile. «Plus il s’éloigne du risque de risquer, plus il s’éloigne de la qualité.»

Raison de plus pour poursuivre les efforts en s’adaptant. «Pour conserver encore et toujours une longueur d’avance», prévient le président. S’il fallait ajouter une raison supplémentaire, il suffirait de rappeler que quelques incertitudes pesaient sur la filière Montbéliarde Qualité au cours de l’hiver dernier quand Carrefour renouvelait une partie de ses responsables.

«Notre objectif est de maintenir nos filières parce que c’est important pour nous», assure Didier Pitton, sourcing produits carnés hypermarché Carrefour. «Nous aurons malgré tout à rechercher un nouveau souffle pour maintenir cette filière et voir comment vendre de la viande et des produits carnés.» Histoire de valoriser des pièces qui actuellement ne le sont pas. «Le but étant d’amener de la compétitivité à nos magasins sans ôter la plus-value.»

Prudence

La carte du partenariat est avancée. Les nouveaux managers iront à la rencontre des agriculteurs pour échanger autour de la démarche initiée pour en comprendre son sens et voir ce qu’il y a derrière le cahier des charges. «Tout simplement parce que si un maillon va mal, on n’avance plus ensemble donc on recule.»

«Ce partenariat à trois nous oblige à trouver l’adéquation entre les besoins des magasins et l’apport en nombre d’animaux ; cet équilibre n’est pas facile à trouver», avance Jacques Pesenti, directeur commercial.

Dans un grand moment consacré aux échanges, on s’interroge sur des questions purement agricoles comme l’arrivée de l’agriculture raisonnée ou encore de la réforme de la Pac. «L’agriculture raisonnée sera la cerise sur le gâteau», estime Didier Pitton. Quant au découplage des aides, on s’attend à une baisse de la production. «Ce n’est pas parce qu’elle risque de manquer et que la viande sera plus chère qu’il faudra faire n’importe quoi», prévient le responsable de Carrefour. «Il faudra être prudent et renforcer encore plus la qualité de nos produits.»

Pour les cinq premiers mois de l’année, les chiffres de vente sont en progrès par rapport à l’année dernière. Pour poursuivre sur cette voie, l’association Montbéliarde Qualité entend bien insister sur la communication. Si elle était une nouvelle fois présente à la Foire comtoise, elle annonce sa participation au festival de l’élevage qui se tient en septembre en Haute-Saône et sera bien entendu de la fête à l’occasion du quarante-deuxième anniversaire de l’enseigne Carrefour.

Dominique Gouhenant

En quelques chiffres

L’association Montbéliarde qualité compte 2 562 élevages qualifiés dont 1 550 soit 60,5 % en Franche-Comté. Rhône-Alpes suit derrière avec 19,9% des élevages. La Bourgogne pèse 9,5 %. Arrivent dans un mouchoir de poche la Lorraine avec 4,9 % et Champagne-Ardennes avec 4,5 %. L’Alsace est bonne dernière avec cinq élevages valant 0,7 % de l’ensemble. La certification concerne encore les fournisseurs d’animaux. Ce sont six groupements habilités pour trois, certifiés et trente-six négociants concernés par la filière Montbéliarde qualité. Les fabricants et distributeurs d’aliments ne sont pas oubliés. On en dénombre soixante-six chez les premiers et trente-deux chez les seconds. Chacun a un dossier en attente d’un avis favorable de la part de Qualité France.




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