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À la tribune, lors de l’assemblée générale de Farre qui s’est tenue à Paris |
Christiane Lambert les rappelle dans le rapport moral qu’elle présente pour la dernière fois en tant que présidente du Forum. Avec un pincement au cœur après 5 ans passés à faire connaître et à amplifier les démarches de l’Agriculture raisonnée.
Un vrai lobbying s’est construit à partir de Farre (Forum de l’agriculture raisonnée respectueuse de l’environnement), réseau né à l’initiative de la profession agricole. Aujourd’hui, dans la profession, les milieux institutionnels, les entreprises d’aval, l’Agriculture raisonnée est devenue un modèle qui fait des émules en matière de bonnes pratiques. Le forum, quant à lui, est un lieu, unique en son genre, de débats et de diffusion des messages d’une agriculture respectueuse de la nature et des hommes.
Généraliser et clarifier ses démarches
Concrètement, la campagne 2004-2005 a surtout été marquée par un travail de correspondance et de clarification entre Agriculture Raisonnée et conditionnalité. Si la conditionnalité part d’une logique de contraintes et de pénalités pour ceux qui ne respectent pas les directives, l’Agriculture raisonnée, elle, répond à une logique d’appropriation environnementale et de preuve “du travail bien fait”.. Or, à l’initiative de Jean Salmon, vice-président de l’APCA, des éléments de la conditionnalité sont aujourd’hui intégrés dans le référentiel de l’AR (implantation bandes enherbées, non brûlage des pailles, etc..). Une grande avancée pour l’agriculteur qui prend l’initiative de se qualifier : en anticipant, il se prémunit de tous risques de pénalités sur ses aides PAC. De plus, la probabilité de voir son exploitation contrôlée est diminuée puisqu’il sera de fait exclu des contrôles dits “à forts risques”. Une bonne raison pour inciter les agriculteurs encore frileux à franchir le cap de la qualification.
Nouer des partenariats
«Ne pas rester isolé, se mêler aux débats, utiliser les critiques pour mieux rebondir», autant de motivations à s’engager dans cette voie.. Des relations sont nouées avec l’INRA, des actions réalisées avec l’UIPP, l’Unifa, le Crédit agricole. De fil en aiguilles, Farre tisse sa toile. Présent dans de nombreux colloques et opérations telles que “fermes en ville” à Nantes et à Lille, le réseau bénéficie de bonnes retombées médiatiques et peut faire face aux tornades médiatiques.
Dialoguer, valoriser métiers et entreprises agricoles
Le travail est énorme tant l’absence de communication du secteur est grand. Grâce à l’édition du concours “Les espoirs de l’Agriculture raisonnée” réalisée en partenariat avec le Crédit agricole et la participation d’Adivalor, Farre démontre que l’innovation est bien au cœur du métier de paysan. Des outils de communication comme “Le baromètre de l’Agriculture raisonnée” publié chaque trimestre, les panneaux signalétiques des exploitations qualifiées, les quatre cahiers de l’Agriculture raisonnée dans le journal “Référence Environnement”, la signature d’une convention entre la DGAL et Farre, l’entrée de Farre dans l’association Consodurable pour promouvoir la consommation responsable sont de grands pas franchis. L’agriculture, ses bonnes pratiques, prend sa place, toute sa place dans une vie sociale et économique élargie et ouverte.
Bernard Guidez, élu président national de Farre, dans la foulée de cette assemblée générale, remercie Christiane Lambert pour l’immense travail accompli et s’engage à poursuivre dans cette voie.
Martine Fleischel - Farre 39


