Parmi ses diverses missions, le Laboratoire départemental d’analyses du Jura (LDA39) doit répondre aux éleveurs pour les aider à mieux identifier les causes des troubles qui, de temps à autre, affectent leur cheptel.
Dans le Jura, tous les cheptels sont pris en considération et si les bovins dominent par leur nombre et leur importance économique, ils ne sont pas les seuls. Cette activité “d’aide au diagnostic” concerne aussi les chevaux, les petits ruminants, les volailles, les animaux de compagnie, les poissons, et… les abeilles. En effet, bien que nos abeilles soient en grande partie dépendantes de leur environnement, ce qui les place entre les animaux domestiques et la faune sauvage, leur état sanitaire devient le reflet des ressources que les abeilles trouvent dans le biotope où elles ont été placées par l’apiculteur et des substances qui ont pu être dispersées sur la flore environnante (pollutions industrielles ou agricoles ou autres activités anthropiques). Ainsi, de temps à autre, l’apiculteur observe-t-il des troubles dans son rucher. Quelle peut en être ou quelles peuvent en être les causes ? Les réponses peuvent venir d’une enquête sur le terrain qui met en évidence l’épandage accidentel ou non de produits éventuellement toxiques pour les abeilles : encore faut-il en apporter la démonstration ! Les autres causes peuvent être des manipulations maladroites. Mais les causes les plus souvent reconnues sont la présence d’une maladie qui a éclaté soit par contamination de voisinage –et les faux-bourdons peuvent jouer un rôle important– soit par introduction d’abeilles étrangères au rucher (reines ou essaims sauvages), soit encore du fait d’une situation défavorable du rucher qui conduit à l’expression clinique d’une pathologie latente (cas des viroses après la varroase, loques lors de disettes, etc.).
Dans de nombreux cas, l’assistant et/ou le spécialiste apicole trouvent leur place pour aider l’apiculteur à chercher une explication, mais c’est aussi une des missions du laboratoire départemental que de participer à cette aide au diagnostic.Nous reviendrons une autre fois sur la qualité et la nature des prélèvements à apporter au laboratoire, de même que sur diverses maladies connues chez les abeilles. Cette première présentation vise à resituer le rôle du laboratoire auprès des apiculteurs afin qu’ils n’hésitent pas à le contacter pour obtenir des informations lors de problème d’ordre sanitaire.
Pour terminer ce propos, il peut être bon de resituer le LDA39 dans son contexte départemental : il est un service du Conseil général et n’a aucune relation hiérarchique avec la Direction des services vétérinaires (DSV) qui est un service de l’État. Par contre, le LDA39 a obligation de déclarer à la DSV les foyers de maladies réputées contagieuses dont il aurait connaissance.
Dans le Jura, le laboratoire est un généraliste qui n’a développé qu’une spécialisation : la pathologie des poissons ! La pathologie apicole vient en deuxième, mais avec moins de moyens ! Le tableau ci-dessous présente le LDA39 dans son environnement professionnel.
(VOIR TABLEAU DANS NOTRE DITION PAPIER)
Marc Morand - Docteur vétérinaire LDA 39
Tél. 03 84 24 37 34


