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L’ambroisie est une plante annuelle qui lève au printemps et constitue une adventice très concurrentielle des cultures implantées à cette époque |
Le développement de l'ambroisie à feuilles d'armoise est un véritable problème de santé publique. La lutte contre cette plante exige les efforts de tous : agriculteurs, collectivités territoriales, particuliers… Pour mieux lutter contre cette plante et restreindre son développement, il convient de mieux la connaître. C'est pourquoi, sous la coordination d'Arvalis-Institut du végétal et du Cétiom quatre demi-journées d'information vont se tenir les 21 et 22 septembre dans le Rhône et la Drôme.
L'ambroisie à feuilles d'armoise est une plante annuelle dont le pollen allergisant provoque en août-septembre des troubles tels que rhinite, conjonctivite, asthme, urticaire… En Rhône-Alpes, où sa présence est importante, elle concurrence les cultures et est à l'origine d'un véritable problème de santé publique qui affecte de 6 à 20 % de la population, selon la zone.
Son aire d'extension croît d'année en année : Bourgogne, Auvergne, Sud-Ouest, Poitou-Charentes, Centre… Dans ces régions, récemment colonisées, il faut agir vite !
Plante pionnière, l'ambroisie à feuilles d'armoise envahit plus particulièrement les sols peu ou pas végétalisés où la concurrence est absente et la lutte difficile : chantiers, bas-côtés des voies de communication, talus, chaumes, cultures… De ce fait, la combattre est l'affaire de tous : particuliers, agriculteurs, collectivités territoriales, services de l'équipement, sociétés d'autoroute, réseau ferré…Pour rassembler les différents acteurs et informer le monde agricole et les représentants de la société civile, la profession agricole a pris l'initiative d'organiser quatre demi-journées de communication sur ce thème.
Ces journées auront lieu :
- Le 21 septembre au centre régional d'expérimentation agricole de Saint-Éxupéry dans le Rhône, le matin ou l'après-midi,
- Le 22 septembre, sur la ferme expérimentale d'Étoile-sur-Rhône dans la Drôme, le matin ou l'après midi.
Un circuit de cinq ateliers préparés et animés par des spécialistes, acteurs de la lutte contre cette adventice permettra de découvrir en une demi-journée toutes les facettes de ce problème de santé publique :
• Conséquences sur la santé,
• connaissance de la plante : biologie, écologie, génétique,
• lutte dans le domaine non agricole,
• lutte en culture,
• lutte en inter-culture.
Zone d’extension
L’ambroisie
aux portes du Jura
Historiquement présente dans la région lyonnaise, l’ambroisie n’a cessé de s’étendre depuis trente ans.
Elle colonise aujourd’hui à grande échelle une grande partie de la région Rhône-Alpes, déborde au sud sur le nord du Gard, le Vaucluse et au nord sur la Saône-et-Loire et même la Côte-d’Or. A partir d’un autre foyer situé dans l’Allier, elle s’est également propagée dans le sud du Puy-de-Dôme, au nord de la Nièvre et dans le sud du Cher. Des foyers sont signalés en Poitou-Charente et Midi-Pyrénées.
L’ambroisie a refait son apparition en Saône-et-Loire au printemps 2004. Depuis, la lutte contre cette plante allergène est régie par un arrêté préfectoral qui oblige à sa destruction et à des mesures préventives. Extrait de l’arrêté du 27 mai 2004: “ (...) prévenir la pousse des plants d’ambroisie, nettoyer les espaces ou pousse l’ambroisie… En cas de défaillance des intéressés, les maires sont habilités à faire procéder aux frais (des propriétaires, locataires,chefs de chantiers,etc.) à la destruction des plants d’ambroisie”.
L’ambroisie est déjà bien implantée en Saône-et-Loire, particulièrement en Bresse. Les communes prennent des mesures pour informer leurs administrés sur les moyens de lutte contre l’ambroisie. L’entretien des bords de routes par fauchage ou broyage doit être réalisé assez tôt avant l’émission des fleurs mâles (l’ambroisie est une plante où fleurs mâles et femelles sont séparées comme sur un maïs). Une des grandes sources de contamination reste le transport de terre par les semelles de chaussures, les pneus des véhicules et les déplacements de terres pour des chantiers ou des motifs agricoles. Les moyens de lutte contre l’ambroisie peuvent être mécaniques (fauche, broyage, binage, désherbage et faux semis...) ou chimiques, ce qui se pratique le plus souvent en agriculture compte tenu des surfaces à traiter.
Pour le moment aucune infestation forte d’ambroisie n’a été signalée dans le Jura mais elle a déjà fait des apparitions sporadiques au nord du département en limite de Côte-d’Or et de Saône-et-Loire ainsi qu’en bordure du département de l’Ain près de Moirans.
I.P.


