La nosémose a provoqué d’importants dégâts dans les ruchers jurassiens tout au long du dernier hiver…
L’apiculture jurassienne est particulièrement touchée par les pertes de ruches
survenues tout au long de l’hiver 2005-2006, certaines régions de montagne en priorité où l’on trouve des ruchers détruits à 100% chez de très compétents apiculteurs.
« Un des critères le plus souvent constatés dans cette mortalité qu’on peut attribuer à la nosémose est l’absence totale de diarrhée, a expliqué le président Raymond Borneck lors de l’assemblée générale du groupement de défense sanitaire apicole du Jura. L’examen microscopique nous montre généralement des spores en quantité variable. Mais il nous est impossible de préciser s’il s’agit de Nosema apis Zander ou de Nosema ceranae. Des échantillons sont en cours d’identification au laboratoire de Mariano Higes à Guadalaraja. L’un d’entre eux provient d’un rucher du Mont Poupet qui pourrait provenir d’un empoisonnement criminel pour lequel notre organisme fait procéder à des examens toxicologiques… »
Lutte anti varroa
« Nous avons prévu de faire des essais de traitement à l’acide formique dans le cadre du
rucher école après la récolte 2006, poursuit le président. De tous les acides utilisés, l’acide formique est le plus utilisé notamment chez nos confrères allemands. Nous utiliserons la formule canadienne Mitegone. Un des autres avantages de l’acide formique en traitement de fin d’été est ses propriétés de destruction des spores de nosémose qui semblent expliquer le peu de pertes de ruches de certaines régions allemandes. »
Plan sanitaire élevage
Les activités du conseil d’administration du groupement de défense sanitaire apicole se sont centrées sur la préparation du dossier du plan sanitaire d’élevage. Le 11 décembre 2005, ses membres ont été à même de faire tenir à la commission régionale de pharmacie vétérinaire les 24 exemplaires de la demande d’agrément. Le 20 janvier, ils étaient convoqués par la dite commission pour examen du dossier et le 3 février le GDSA du Jura était informé par l’inspectrice en chef de la Santé publique vétérinaire que le dossier avait été ajourné et présentait des éléments insuffisants sur la gestion du programme et celle des médicaments.
La structure actuelle du GDSA du Jura ne lui permettant pas d’y répondre dans les délais impartis (21 avril 2006), il a fallu attendre l’assemblée générale de la FNOSAD où ces problèmes ont été traités, avant de renvoyer un nouveau dossier.


