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Rendez-vous manqué !
Résultats des analyses de foins 2006
Jura agricole et rural
Publié le:  07 septembre 2006
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Comme chaque année, le syndicat de Contrôle Laitier du Jura prend en charge plus de cent analyses de foins afin de constituer une solide base de données sur la qualité des fourrages.

Résultats médiocres pour l’ensemble du département

La synthèse des résultats d’analyses nous annonce des qualité de foins médiocres sur l’ensemble du département, aussi bien en plaine que sur les parties plus élevées du département. Ce sont les foins de plaines qui présentent les valeurs les plus basses avec des taux de protéine brute inférieurs à 10%.

La faute au printemps pluvieux

Le printemps pluvieux à bien compromis la qualité des fourrages, Sur l’ensemble des analyses, aucun foins n’ont été fauchés avant le 05 juin. Nous n’avons donc pas de foins « précoces » sur le département cette année. L’ensemble des foins a été réalisé sur une courte période comprise entre le 5 et le 20 juin. Les variations de qualité sont étonnamment faibles.

La teneur en protéine est la plus pénalisée

Le stade optimum de fauche des graminées ayant été dépassé dans la majeure partie des cas, on observe des chutes importantes de la teneur en protéines des foins. Les moyennes par zone géographique varient entre 9,60 et 11,4% de protéines brutes.

Valse des minéraux

Pour la seconde année mous mesurons le teneur en minéraux des foins. Par rapport à l’année dernière, nous observons d’importantes évolutions assez déconcertantes.

La teneur en calcium a augmenté de façon significative avec en moyenne 1 à 2 grammes de plus alors que le phosphore a lui baissé de l’ordre de 0.5 grammes. On peut expliquer l’augmentation en calcium par le fait que la plante est plus avancée en stade végétatif, mais la diminution du taux de phosphore est plus surprenante.

Un déséquilibre PDIE – PDIN très important

Ce sont les PDIN qui ont été les plus pénalisés cette année. On observe des valeurs proches de celle d’un ensilage de maïs. L’énergie étant moins pénalisée, les valeurs en PDIE restent correctes. Nous observons une foi de plus des foins très déséquilibrés qui demanderont une complémentation assez importante en PDIN afin de pouvoir valoriser ces fourrages.

Complémentation : Privilégier l’azote soluble

Si nous observons des cas d’acidose cet hiver, ce ne seront pas les foins qui en seront la cause. La teneur en cellulose brute oscille entre 33 et 35%. Les foins sont donc pauvres en énergie soluble même si les valeurs en UFL restent correctes. On pourra valoriser ces fourrages à la seule condition de les complémenter avec un correcteur azoté suffisamment soluble pour soutenir l’activité de la flore cellulitique du rumen.

Le manque de regain n’arrangera pas la situation

On aurait pu compter sur l’association foin/regain pour corriger ce manque de qualité, mais les récoltes en regain sont faibles là où elles existent. Il faudra certainement compter sur des achats de déshydratés assez riches en protéines tels que de la luzerne ou des drêches pour remonter le niveau protéique des rations.

P.-E. Belot

Contrôle Laitier 39

(VOIR LES TABLEAUX DANS NOTRE EDITION PAPIER)

Maïs ensilage : Ensiler au stade optimal

La récolte est une phase clé de la qualité des fourrages : 6 mois de culture, 1 jour de récolte et … 10 mois de consommation.

Observer l’épi et ne pas se laisser piéger par la couleur de la plante

L’observation des épis au champ constitue le geste essentiel pour décider de la date de récolte. En effet, lors de conditions climatiques normales, lorsque le grain se situe au stade pâteux -pâteux dur, Le taux de matière sèche se situe entre 30 et 35%. Avec les variétés actuelles, à ce stade et en conditions climatiques humides, la plante reste verte « comme un poireau », la couleur des feuilles et de la tige ne constitue donc plus un indicateur fiable.

Le meilleur compromis conservation qualité nutritives et rendement

Un maïs ensilage à 30-35% de matière sèche permet une bonne conservation du silo, une bonne ingestibilité, un rendement énergétique optimal et une bonne aptitude au tassement du silo.

Quand la récolte est trop précoce, l’épi est incomplètement développé, la teneur en amidon baisse ainsi que le rendement et la teneur en énergie. En outre on pourra rencontrer des problèmes de conservation liés à une humidité trop forte. A l’inverse, une récolte trop tardive entraîne un accroissement du taux de matière sèche surtout des tiges et des feuilles. L’ingestion et la digestibilité du maïs chute rapidement, le tassement du silo devient difficile, on s’expose alors à des problèmes de conservation.

On observera, trois semaines à un mois après la floraison femelle, la couronne centrale de l’épi. Si on note l’apparition d’une lentille vitreuse, le taux de matière sèche de la plante est environ de 27%. Dix à quinze jours plus tard, le matière sèche atteint 32%, stade optimum de récolte.




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