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Au titre du plan végétal environnement, tout pulvérisateur peut bénéficier d’une aide pour les équipements entrant dans la composition du « Kit environnement ».
Ce « Kit environnement » comprend : un dispositif de remplissage évitant tout retour vers l’alimentation (discontinuité hydraulique et système anti débordement), les rampes équipées de système anti-gouttes, la cuve de rinçage (10% du volume nominal de la cuve ou 10 fois le volume résiduel fond de cuve) et les buses anti dérive.
Le « Kit environnement » vient en complément et non en substitution de la mise aux normes des matériels et équipements agricoles (dont les pulvérisateurs) vis-à-vis de la protection des utilisateurs. Ainsi cette dernière exigeait déjà un dispositif anti gouttes au niveau des buses et une réserve d’eau claire à l’opérateur (lavage de la peau en cas de contact avec la bouillie) à ne pas confondre à la cuve de rinçage citée dans le kit.
Les buses
Le “Kit environnement” mentionne les buses anti-dérive. En ce sens, il ne fait référence qu’aux pulvérisateurs à jet projeté et non aux pulvérisateurs utilisés en viticulture, en arboriculture voir en maraîchage (pulvérisateur à jet porté et pulvérisateur pneumatique) qui sont équipés de buses et diffuseurs différents.
Mais en tout état de cause, l’équipement en buses d’un pulvérisateur à jet projeté (pulvérisateur à rampes) se fait pour l’obtention d’une pulvérisation de qualité. Actuellement il existe différentes utilisations du pulvérisateur (désherbage, fongicide, insecticide) qui peuvent nécessiter des pulvérisations spécifiques (grossières, plus ou moins fines, plus ou moins de volumes à l’hectare…).
Pour leur réalisation, l’application dispose d’une gamme de buse étendue lui permettant de réaliser pour les besoins de ses cultures tout type de pulvérisation :
- buse à basse pression
- buse standard
- buse à pastille de calibrage (dite à dérive limitée)
- buse à injection d’air (dite anti dérive)
Chacune de ces buses peut permettre d’appliquer le même volume à l’hectare, mais avec une qualité de pulvérisation spécifique à chacune, du plus fin au plus grossier.
Aujourd’hui, chacun se doit de rechercher l’efficacité d’une pulvérisation et respect de l’environnement par la réduction de la dérive.
Les buses anti-dérive, comme leur nom l’indique, sont peu sensibles à la dérive, mais leurs gouttelettes sont plus grossières d’où un nombre d’impacts plus faible sur la cible à traiter. Au contraire des buses classiques vont permettre un nombre d’impacts nettement plus important par une production de gouttelettes plus fines mais beaucoup plus sensibles à la dérive.
Buses et pression vont de pair
Chaque catégorie de buses est prévue pour fonctionner dans une plage de pression bien définie. A la bonne pression, elle aura la meilleure efficience. Une buse classique ne travaille pas à la même pression qu’une buse anti-dérive et le binôme pression type de buse se doit d’être respecté. Il est donc très important de vérifier ou faire vérifier régulièrement l’exactitude du manomètre et la pression à la rampe du pulvérisateur.
Que choisir ?
Si le type de la pulvérisation (plus ou moins fine) influe sur l’efficacité du traitement, il convient de se rapprocher des spécialités pour connaître quel type de pulvérisation il y a lieu d’appliquer. Les pulvérisateurs à rampes sont très souvent équipés de porte buses multiples, mettant ainsià disposition la bonne buse pour la bonne pulvérisation. L’expérience montre qu’un équipement de deux jeux de buses permet de couvrir les besoins en matière de pulvérisation d’une exploitation.
Et la dérive ?
On parle de dérive pour qualifier la perte de produits phytosanitaires dans l’atmosphère au moment du traitement. Ce phénomène existe sous deux formes :
- la dérive par volatilisation due à la chaleur et l’hygrométrie
- la dérive causée par le vent qui emporte les gouttes trop légères pour atteindre la végétation
Il s’ensuit une perte d’efficacité du traitement, des risques vis-à-vis de l’environnement et des cultures voisines.
L’utilisation de buses « anti-dérive » ou à « dérive limitée » peut être une solution pour limiter les effets de la dérive.
Collecte d’arsénite de soudeElle aura lieu le 13 février à la Coopérative agricole Interval à Arbois de 8h à 12h. Collecte gratuite réservée au viticulteurs (actifs et retraités), distributeurs et particuliers.
Recommandations : garder les produits dans leur emballage d’origine, mettre le tout dans un sac étanche transparent, préparer votre liste de produits.
Après cette collecte, tout détenteur d’arsénite de soude est passible d’une amende qui peut atteindre 30 000 euros et 6 mois d’emprisonnement.
Inscription obligatoire auprès du site d’Arbois le plus rapidement possible: 03 84 66 13 68, fax 03 84 37 49 66.


