Le Jura Agricole et Rural
Promesses tenues en terre argileuse
Pneus basse pression
Jura agricole et rural
Publié le:  02 mars 2007
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Après quatre ans d’utilisation, Jean-Luc Robiot n’a trouvé que des avantages à utiliser un train de pneus basse pression sur son tracteur de 100 cv.

Exploitant grandes cultures dans la Plaine dijonnaise, Jean-Luc Robiot a fait le pari de changer ses roues jumelées pour équiper son tracteur de pneus basse pression. Quatre ans après, le pari est gagné, dans des conditions d’utilisation bien particulières.

L’enthousiasme de Jean-Luc Robiot est communicatif lorsqu’il évoque les avantages des pneus basse pression. Il en a équipé son tracteur Ford de 100 cv il y a quatre ans. Ce tracteur était pourvu jusqu’alors de roues jumelées à l’avant comme à l’arrière, mais l’encombrement important de l’ensemble sur les routes (4 m) devenait de plus en plus difficile à gérer.

La décision d’équiper le tracteur de quatre pneus à basse pression de 800 cm fut rapidement prise, en dépit de l’importance de l’investissement (6000 à 7000 euros environ, en partie compensé par la reprise sur les huit pneus jumelés).

L’exploitation grandes cultures de Jean-Luc Robiot est située dans la plaine dijonnaise sur une terre à forte proportion d’argile (de 40 à 50 %). Les risques de compactage sont donc importants. Autre contrainte, Jean-Luc Robiot voulait « spécialiser » ses tracteurs pour éviter de changer les roues. Le tracteur équipé en pneus basse pression sert essentiellement au travail du sol (labours et semis directs), à sa préparation (y compris le premier apport d’engrais sur blé) et au débardage des betteraves.

Après quatre années de pratique, Jean-Luc Robiot a eu tout le loisir de constater « que cela passe partout et sans tasser la terre ». Autre avantage, « une maniabilité particulièrement remarquable », avec l’impression « de rouler sur un coussin d’air, tout en conservant une excellente stabilité ». Autant de qualités appréciées dans cette zone péri-urbaine, abondamment pourvue de chicanes et autres rétrécissements qui interdisent le passage des ensembles trop larges et peu maniables.

Pour une qualité de travail optimum, Jean-Louis Robiot conseille de ne pas hésiter « à jouer du manomètre » et à affiner les niveaux de pression en fonction des exigences du terrain. Agronome perspicace, il est très attentif au travail du sol. Les semis de betteraves se réalisent sans problème dans ces conditions et sans dégâts. « Du fait de la largeur et de l’adhérence des pneus, on peut même descendre la pression à 400 gr, sans rencontrer aucune difficulté à faire entrer le soc de charrue dans le sol ».

Réaliste, Jean-Luc Robiot est conscient aussi d’avoir profité d’une bonne interaction entre plusieurs éléments qui se conjuguent pour assurer une efficacité maximum aux pneus basse pression : son tracteur de 100 cv est léger (4,5 t) et bien adapté à cet équipement, tous ses matériels pour le travail du sol sont aussi en 3 mètres de largeur, enfin, il aime le travail de précision.

Cerise sur le gâteau, après quatre ans et presque 2 500 heures d’utilisation, les pneus ne présentent aucune marque d’usure. L’investissement tient bon et le produit a aussi tenu ses promesses dans ce cas particulier.


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