Le Jura Agricole et Rural
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Agriculteurs et élus
Jura agricole et rural
Publié le:  02 mars 2007
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La Chambre d’agriculture a émis 150 avis sur des projets d’urbanisme en 2006

L’activité agricole est présente sur l’ensemble du territoire jurassien et emploie la moitié des surfaces utiles. Dès qu’une commune évolue, elle est obligée de « faire avec » l’agriculture.

Plutôt que de gérer des dossiers à chaud, il est important de s’organiser, d’intégrer l’ensemble des problématiques en amont, qu’il s’agisse d’agriculture, de bâti ou d’infrastructures routières » déclare François Lavrut, élu de la Chambre d’agriculture en charge du dossier aménagement.

Un urbanisme mal pensé gêne et affaiblit l’activité agricole, pourtant essentielle pour les communes. « Tout le monde reconnaît l’enjeu majeur de l’agriculture avec un discours assez consensuel pourtant nous avons encore trop de problèmes d’urbanisme à gérer au quotidien » constate Jacques Louis, chef du service aménagement de la Chambre d’agriculture qui compte faire passer le message aux élus lors de la conférence du 9 mars à Juraparc.

Chacun connaît un exemple dans sa commune ou son canton : cet agriculteur qui a déplacé son exploitation à l’extérieur du village, aidé parfois par les collectivités, et qui aujourd’hui est rejoint par un lotissement ou une activité industrielle. Ou encore ce séchage en grange qui gêne les nouveaux voisins.

Un aménagement durable

La Chambre d’agriculture doit être informée par les communes lors de la création de documents d’urbanisme, ou si une demande de permis de construire fait intervenir la règle de réciprocité. En 2006, elle a émis 150 avis sur des projets de communes ou de particuliers.

« Quand une commune veut prendre possession de terrains pour un lotissement, une zone artisanale ou de loisirs, nous constatons trop souvent que le propriétaire est mis devant le fait accompli, remarque Jacques Louis. Nous n’allons pas arrêter l’urbanisme mais il faut une lisibilité de la politique foncière des communes »

Parmi les solutions à privilégier : phaser les projets (où et combien d’hectares seront nécessaires ? quand ?), informer et discuter avec les agriculteurs et les propriétaires, et indemniser tout de suite l’agriculteur pour qu’il puisse trouver une compensation en terrain ou en droit à produire.

Pour François Lavrut, l’agriculture doit être réactive et présente dans tous les projets d’aménagement. « Nous comptons beaucoup sur les maires, pilotes du développement dans leur commune, pour associer la Chambre d’agriculture et les agriculteurs à l’élaboration des documents d’urbanisme » insiste-t-il. Ce qui implique une volonté et une position courageuse des élus pour privilégier un aménagement sur le long terme, un aménagement durable.


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