Le Jura Agricole et Rural
Faire d'une passion son métier
Jura agricole et rural
Publié le:  16 mars 2007
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Thibaud Bazin est actuellement en deuxième année de bac professionnel CGEA option production du cheval

Certains jeunes passionnés d’équitation sont heureux de pouvoir allier leur passion avec une formation professionnelle spécialisée dans les métiers du cheval. Témoignage de Thibaud Bazin, originaire de Savoie et élève au lycée agricole de Sury-le-Comtal (Loire).

Pour Thibaud Bazin, le cheval est avant tout une passion depuis son enfance. Et c’est vers l’âge de quinze ans que ce jeune Savoyard s’est mis à participer de manière plus intensive à des concours de sauts d’obstacles. Son attrait pour le monde de l’équitation l’a finalement beaucoup aidé à choisir son orientation professionnelle. Comme d’autres passionnés par le cheval, il a préféré quitter la filière de l’enseignement général afin de se tourner vers un établissement scolaire préparant aux métiers équestres.

Pour la quatrième année consécutive, Thibaud Bazin est élève interne au lycée agricole privé de Sury-le-Comtal. Après avoir réussi son Bepa activités hippiques option entraînement du cheval de compétition, il est actuellement en deuxième année de bac professionnel CGEA (conduite et gestion de l’exploitation agricole) option production du cheval. Aujourd’hui, il envisage de poursuivre ses études en BTS ACSE (analyse et conduite des systèmes d’exploitation), et pourquoi pas, passer à l’avenir un diplôme d’enseignement des activités équestres.

Participer à des manifestations équestres

Pendant les deux ans de préparation du bac professionnel CGEA, une douzaine de semaines de stage est programmée sur trois périodes. Thibaud Bazin a été stagiaire près de Bourgoin-Jallieu (Isère) sur une exploitation agricole où deux associés en Gaec élèvent des canards et des chevaux de compétition, l’activité équestre étant complémentaire. L’objectif du stage est axé en priorité sur l’apprentissage de la conduite d’une exploitation, notamment à travers l’analyse de la comptabilité et de la gestion.

Dans le cadre du contrôle continu comptant pour le bac, deux semaines consacrées au débourrage de jeunes chevaux sont prévues au printemps prochain, avec ensuite un concours de modèles et allures. Par ailleurs, les élèves, réunis en petit groupe, doivent mener à bien un projet à vocation artistique sur un thème libre et pas forcément en lien avec l’équitation. Mais, au sein du groupe dont fait partie Thibaud Bazin, le choix s’est porté sur la thématique des soins paramédicaux en élevage équin, avec l’idée de réaliser un film à partir de reportages chez des professionnels (maréchal-ferrant, dentiste équin, ostéopathe). Enfin, les classes du lycée agricole de Sury-le-Comtal sont amenées à s’investir dans l’organisation de différentes manifestations équestres, le plus souvent dans la Loire.


Lycée agricole de Sury-le-Comtal

Le lycée agricole privé Saint-André de Sury-le-Comtal propose des formations initiales dans deux secteurs : les métiers des services et ceux du cheval. Dans ce domaine, on peut y préparer, en deux ans, le Capa soigneur d’équidés, le Capa maréchalerie, le Bepa activités hippiques option soigneur aide animateur et le bac professionnel CGEA option production du cheval. Côté nouveauté, le lycée a mis en place le BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) activités équestres option équitation, diplôme permettant d’accéder à l’enseignement. Pour assurer la formation pratique, il travaille en partenariat avec trois centres équestres de la Loire : « L’Eperon du Haut-Forez » à Saint-Nizier-de-Fornas, « La Roche » à Saint-Marcellin-en-Forez et le CEPR (Centre équestre du Portail Rouge) à Saint-Genest-Lerpt.


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