Le syndicat holstein de Franche-Comté a tenu son assemblée générale mercredi 21 février. Jean-Bernard Girard, le président, en a profité pour faire part aux adhérents des récentes évolutions concernant l’offre génétique.
Ce lendemain de Mardi-Gras, les vaches de Servin se seraient-elles déguisées ? Pas vraiment ! Celles du Gaec Domeck s’habillent bel et bien en noir et blanc. Elles sont en ce mercredi des Cendres, la cerise — disons plutôt la griotte — sur le gâteau de cette longue journée. Une sorte de feu d'artifice en conclusion de l’assemblée générale du syndicat des éleveurs holsteins de Franche-Comté.
Eparpillés à chaque coin de la région, on n’a guère l’occasion de se revoir, on soigne ce genre de journée. On visitera en après-midi l’élevage du Gaec Domeck, puis comme on a étudié un troupeau avec une moyenne de 12 000 kg de lait par vache et un bilan sanitaire parfait, on s’informera sur la nouvelle table de pointage.
On commencera tout d’abord par exécuter les affaires courantes. Avec quelques nouveautés dans l’organisation de la race. « Nous avons créé Genia’Est, qui permet un travail en partenariat entre le Doubs et la Haute-Saône », assure Jean-Bernard Girard, président. « Et Benoît Humbert de la coop de Haute-Saône s’occupera du suivi de nos prim’holsteins. » En proposant les taureaux qui composent le catalogue et offrent une génétique variée. « Il dispensera aussi à chacun les conseils en accouplement. » De plus, cette nouveauté s’accompagne de la création de Gènes diffusion optimale, un nouveau groupe constitué par les coops du grand Est. « Ce qui nous garantira l’accès à des tarifs préférentiels et nous permettra encore l’échange de taureaux. »
L’offre est donc intéressante. D’autant plus qu’on peut aussi se procurer des semences allemandes et italiennes. Mais cela ne semble pas suffire. « Doit-on développer l’offre en cherchant ce qu’il faut dans d’autres pays, histoire de l’étoffer ? En ce cas, on pourrait grouper les commandes, pour tirer les prix, comme on le faisait il y a vingt ans. » La question sera débattue dans un prochain conseil.
Performances et hit-parade
L’assemblée générale permet aussi de faire le point sur les progrès en production laitière. La Franche-Comté gagne 350 kg de lait en lactation brute. « Une moyenne régionale située entre les + 500 kg du Doubs et les + 200 kg du Territoire de Belfort. » Ce qui donne une moyenne du troupeau holstein franc-comtois à 7 932 kg, en dessous de la moyenne nationale qui se situe à 8 400 kg. « Mais largement au-dessus de la moyenne toutes races confondues qui se situe à 7 500 kg en France et près de 7 600 kg en Franche-Comté. » On ajoutera que le TB baisse d’un demi-point et que le TP reste stable.
Viennent ensuite les améliorations dues aux apports de la génétique. « On le situe à + 300 kg de lait, + 0,1 point d’index cellules, la morphologie qui progresse sauf en Haute-Saône, les taux qui restent stables sauf dans le Jura où ils baissent de 2 points pour le TB et de 0,5 point pour le TP. » La note globale qui était de 81,3 en France en 2005 est de 82,3 en Franche-Comté.
Si les inséminations artificielles baissent de 1,8 % pour toutes les races en Franche-Comté, la diminution est de 5% en prim’holsteins. « Si le Doubs et le Jura restent stables, la Haute-Saône réduit de 5 %.» Pour ce département, Nactif, Ofait, Lounge et Okavango arrivent en tête. Nactif, Noulet Gib et Robat se classent dans le Jura. Pyrius, Pabcock, Remarque et Punster constituent le palmarès du Doubs et du Territoire.
On clôt l’assemblée avec quelques broutilles. Comme l’annonce de la remise de statuettes aux détenteurs de vaches à plus de 100 000 kg. « A condition de nous l’avoir signalé et de les avoir prises en photo avant qu’elles ne partent. » On gère encore en un tour de main - plutôt leste - le renouvellement de quelques membres du conseil d’administration. « Tant que ça marche comme ça, nous poursuivons dans cette voie ; Jean-Claude, je suis sûr que tu es admiratif », lance un sourire au coin de l’œil Jean-Bernard Girard saluant ainsi le président Chambon qui conduit avec d’autres Doubs Terre d’élevage.
D’autres activités
On commencera tout d’abord par annoncer que cette année 2007, l’Earl Renaud en Haute-Saône représentera les holsteins francs-comtoises au Salon de l’agriculture. Il y a un an, le Gaec Adam occupait la même place. Eurogénétique a pris la suite. Mathieu Adam a gagné le prix Eurojeunes, une des deux vaches du Gaec Wasseur a eu un 1er prix et trois vaches haut-saônoises étaient présentes. « A cause de la fièvre catarrhale, il n’était pas question d’y participer cette année sous peine de nous voir fermer les portes des frontières », regrette Jean-Bernard Girard. Un choix de bon aloi car si quelques évolutions avaient pu laisser place à une certaine dose d’espoir, « la réapparition de nouveaux cas invite à la prudence ». Par la suite, le voyage d’étude en Alsace mi-août 2006 a permis de patienter jusqu’à la troisième édition de Doubs Terre d’élevage où six exposants ont présenté 18 vaches.
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