Le Beaujolais était évidemment présent au Salon de l’agriculture. Un Beaujolais fier de ses produits, mais un beaujolais meurtri par une crise qui n’en finit pas.
Robert Verger, le président de la FDSEA du Rhône, lui-même producteur en côte-de-brouilly, dénonce « un prix du litre de beaujolais à 40 centimes d’euros quand un timbre-poste, au tarif économique, vaut 49 centimes ». C’est insupportable comme l’est l’attitude du négoce qui laisse s’accumuler les stocks dans les caves ce qui met dans le rouge les trésoreries des viticulteurs.
Selon Robert Verger, les producteurs doivent parvenir à s’organiser pour ne plus subir cette pression du négoce. Il faut faire vite, sans quoi beaucoup de viticulteurs ne tiendront pas. C’est toute une région qui souffre. Le 23 mars, le conseil régional Rhône-Alpes signera un contrat d’objectifs en faveur du vin (Crof vin).
Toutes les forces doivent maintenant se rassembler pour sauver un patrimoine culturel et économique en danger.
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