Le Jura Agricole et Rural
Une réelle dimension internationale
Sima 2007
Jura agricole et rural
Publié le:  19 mars 2007
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Le gigantisme est l’une des tendances de ce salon. La taille des machines est souvent impressionnante

Le salon de Villepinte, du 4 au 8 mars, a lieu tous les deux ans. C’est une vitrine intéressante de l’évolution du machinisme agricole. Le gigantisme des matériels et l’internationalisation de ce rendez-vous désormais mondial, sont deux aspects que les visiteurs retiendront.

Des moissonneuses-batteuses gigantesques, des charrues pour le moins impressionnantes, des pulvérisateurs dont les rampes s’étirent sur des dizaines de mètres, des tracteurs de 350 cv à huit roues… Ce ne sont pas là les impressions de voyage d’un touriste revenant de l’Iowa ou des plaines d’Ukraine ! C’est au Sima que ces matériels étaient présentés à des visiteurs d’ailleurs souvent perplexes devant les volumes de ces engins. Et ce gigantisme se retrouvait dans toutes les allées, concernant tous les outils, de l’engin de récolte à la remorque de 12 mètres utilisée pour la fenaison. Ces matériels immenses se pilotent cependant avec deux doigts sur le joystick. Voire, ne se pilotent pas du tout, l’itinéraire étant de plus en plus souvent confié à des automatismes agissant sous contrôle du GPS. En clair, il s’agit d’engager les machines dans les champs et de les laisser faire. Cela, c’est pour le volet « performance ». En machinisme agricole, l’informatique est aujourd’hui partout. L’agriculture de précision se généralise. Sur la moiss-bat, on sait quel a été le rendement de chaque mètre carré. Un rendement dont tiendra ensuite compte le semoir et l’épandeur d’engrais, lequel distribuera la dose dont le sol a besoin. La protection de l’environnement est prise très au sérieux par les constructeurs, pour la distribution d’engrais, certes, mais aussi et surtout pour les traitements phytosanitaires. Nul ne sait si la société appréciera le gigantisme des matériels, mais elle saluera cet effort envers un environnement meilleur.

De Chine et d’ailleurs

Autre tendance lourde de ce Sima 2007, l’internationalisation du rendez-vous. Parmi les 1 360 exposants, la moitié étaient des étrangers. Trente-neuf pays étaient représentés sur les vingt-deux hectares du salon. Dans les allées, toutes les langues ou presque étaient parlées par des visiteurs venus du monde entier. « Ce développement à l’international a été noté par tous. Mais ce qui est aussi très important, c’est que les visiteurs sont venus avec des projets précis et bien avancés », souligne Valérie Queffelec, commissaire générale du salon. Une commissaire qui se félicite également de l’excellente ambiance de ce Sima. « Il n’y a pas eu la morosité attendue. Nous avons tous été frappés par le très haut niveau de qualification des visiteurs. Le Sima est de plus en plus un rendez-vous technique, pas une foire, et les visiteurs viennent avec des questions techniques, attendant des réponses techniques ».

Du côté de l’élevage, cette mondialisation est aussi évidente. Cinq cents animaux étaient présents. Mais c’était l’élite mondiale de cinq races bovines à viande (limousine, charolaise, blonde, salers, aubrac) et de races à lait (holstein, pie-rouge, montbéliarde, brune, ayrshire, herens, abondance). Avec la centaine d’ovins suffolk, charollais et île-de-france, ces animaux étaient la vitrine vivante des firmes et instituts spécialisés en génétique. Profitant d’un public international, le Sima souhaite présenter toutes les grandes tendances de l’agriculture française. Dans cet esprit, des espaces importants étaient réservés aux bioénergies et énergies renouvelables, aux bonnes pratiques agricoles et à l’eau et l’irrigation. Une initiative que Dominique Bussereau a largement saluée en inaugurant le salon.


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