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Les concurrents des olympiades des jeunes bergers sont venus de toutes les régions de France pour participer à la finale nationale |
Cyril Lacroix du Legta Granvelle de Besançon et Vincent Maire de l’école d’agriculture de Levier ont relevé le défi de la finale nationale des Olympiades des jeunes bergers organisée sur le SIA les 3 et 4 mars 2007.
Le défi est de taille, il s’agit pour Cyril Lacroix et Vincent Maire, sélectionnés lors de la finale régionale du 17 janvier, de représenter une petite région ovine aux côtés du Limousin, du Poitou Charentes, de PACA et autres régions moutonnières.
Démarrage le samedi sur le grand ring pour nos deux valeureux concurrents avec l’épreuve de quad et celle de notation corporelle des brebis. Pas facile sur les deux. Le parcours de quad est resserré, les portes sont étroites et c’est moins deux points par plot touché, moins quatre par plot renversé et moins un point par reprise marche arrière sur un obstacle. La meilleure pénalité sera de moins quatre points quasi égalé par Vincent avec - 6 points, Cyril s’en tire à peine moins bien avec – 9 points du fait d’une légère déconcentration en fin de parcours, il faut dire qu’il fait chaud sous le casque !
Epreuve de notation corporelle
Pour la notation corporelle, quand on est habitué au charollais et au texel, pas évident non plus de jauger de la pré alpes et de la mérinos d’Arles. Le jury est encore une fois sévère mais finalement l’état d’une brebis quelle qu’elle soit est le même pour toute. Notation de 1 à 5, le top pour une mise à la reproduction étant des brebis en reprise d’état corporelle entre 2,5 et 3.
La journée s’achève pour nos deux concurrents sur le tri de brebis. Un parc a été monté sur le ring ovin, la foule des grands jours est massée pour analyser le travail de nos jeunes. Attention à ne pas répéter l’erreur de l’année passée pour Vincent, il faut bien vérifier que toutes les barrières ont été refermées et employer les différents équipements judicieusement : porte guillotine, porte de tri de côté, porte de tri en bout de couloir. Les brebis sont marquées avec des colliers de couleur mais le travail est encore plus compliqué en élevage où c’est bien souvent le numéro de la boucle seul qui indique le tri à effectuer.
Repos bien mérité pour nos deux valeureux candidats en ce samedi soir riche en émotions et en stress. Deux épreuves prévues pour le lendemain, un quizz/reconnaissance de races sur l’élevage ovin et le fameux parage des onglons. L’important est de ne pas se relâcher maintenant d’autant plus que nos candidats sont bien placés ce soir, pourvu que la nuit leur porte conseil…
Attention au parage
Le réveil est dur, les émotions de la veille digérées, Vincent et Cyril se dirige sur le quizz. Questions faciles ou pas alors, à vous de juger : Qu’est-ce que le taux de productivité numérique ? En production ovine, qu'est-ce qu'un « système 3 en 2 » ? trois réponses au choix pour les 15 questions, 15 minutes, l’épreuve sera certainement décisive dans le résultat final. La reconnaissance de race est compliquée elle aussi. 20 photos sont à reconnaître, 30 secondes par photo, pas vraiment le temps de réfléchir, le candidat sait ou pas.
Avant le relâchement et la visite du salon, dernière épreuve le parage, geste technique que tout éleveur doit maîtriser parfaitement. Une brebis ou un bélier bien paré, c’est autant de gagné sur la lutte, l’alimentation et donc sur les résultats techniques et économiques de l’élevage. Nos deux concurrents s’en tirent bien, Cyril obtiendra même un 18 sur 20. Il faut dire que les brebis fournies par la ferme de Grignon avaient de beaux pieds, elles ont été parées quelques semaines auparavant. Le jury attribuera donc les meilleurs notes au candidat les plus raisonnables, ne pas trop tailler, ce qu’il faut pour des beaux pieds sans faire saigner, c’était la règle pour cette année.
Commence alors l’attente, pas facile de profiter du salon et du repas organisé par Interbev ovin alors que les résultats ne sont pas encore tombés. La remise des prix commence à 14h30 et le stress monte peu à peu pour nos candidats au fur et à mesure que le classement remonte. Finalement, Vincent finit 9e avec les honneurs et excellente surprise pour notre région, Cyril se place sur le podium avec une magnifique 3e place juste derrière le Limousin et le Poitou Charentes ! Qui a dit que les éleveurs de Franche-Comté ne savaient pas élever et former des jeunes à ce beau métier ?
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