Il est revenu à Jean-Michel
Lemétayer d’interpeller plus directement les différents candidats à l’élection présidentielle et de tracer les lignes blanches à ne pas franchir dans son discours final. Ainsi les a-t-il mis en garde contre un accord précipité à l’OMC. « Ils doivent avoir conscience que les distorsions en matière sociale et environnementale menacent directement les modèles agricoles de nos pays développés et des pays émergents » a-t-il averti. Sur le plan européen, « notre principal combat reste celui de la préférence communautaire et de la gestion des marchés ».
Le président de la FNSEA s’en est pris également aux distributeurs dont « les pratiques commerciales abusives sont intolérables », notamment dans la crise que traversent les producteurs de légumes d’hiver. Et il a surtout dénoncé les contraintes et les contrôles de plus en plus lourds qui pèsent sur les agriculteurs au titre de la conditionnalité des aides. « La conditionnalité, c’est une ponction du revenu, une machine à exclure et même parfois une provocation pure et simple », a-t-il martelé. Quelques instants plus tôt, le secrétaire général, Dominique Barrau avait stigmatisé « le bien-être animal comme une insulte aux éleveurs ».
Un message reçu cinq sur cinq par les agriculteurs et notamment les éleveurs qui voient les exigences s’ajouter les unes aux autres.
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