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Élève au lycée agricole de Montmorot, le jeune homme de Bornay a terminé deuxième de la finale nationale du trophée du meilleur pointeur toutes races…
Julien Tartavez n’est pas monté sur la plus haute marche du podium de la finale nationale du trophée du meilleur pointeur, organisé dans le cadre du dernier salon de l’agriculture, à Paris.
Mais la médaille d’argent qu’il a ramenée de son voyage dans la capitale a largement suffi à son bonheur. Ce bonheur, il l’a partagé avec ses camarades du lycée agricole de Montmorot où il est élève en terminale CGEA. Et en particulier avec son copain Frédéric Goby…
« Avec Frédéric, on s’est motivé depuis les concours cantonaux, explique-t-il. J’étais déjà qualifié pour le départemental depuis la sélection faite au lycée. Mais, pour nous entraîner et nous améliorer, nous avons participé à des concours cantonaux à Valempoulières et dans le Haut-Jura. »
Et puis, il y a eu la finale départementale de Crotenay où les deux copains ont terminé aux deux premières places au général. En même temps, Julien a terminé deuxième en pointage montbéliarde, juste derrière Sylvain Carrez. Ce dernier, qui était déjà allé à Paris il y a deux ans, n’a pas manqué de partager son expérience et de donner quelques conseils à la délégation jurassienne qui s’est alors qualifiée.
Sixième en montbéliarde…
Des conseils à essayer de mettre en application sur le ring de la Porte de Versailles. Mais là, l’ambiance est tout autre que celle d’un concours départemental. Le dimanche matin, les 29 concurrents qualifiés ont pointé quatre vaches montbéliardes. Et, sans qu’aucune indication de classement leur soit donnée, les dix premiers se sont retrouvés l’après-midi, pour un oral sur le ring. « Je me suis débrouillé comme j’ai pu, se souvient Julien. Mais devant le public on est impressionné et on ne dit pas ce qu’on avait prévu. Mais enfin, j’ai assuré le minimum… » Bilan de l’opération : Julien a perdu une place au classement, dépassé par son camarade jurassien.
« C’est valorisant ! »
Une petite déception oubliée le samedi suivant à l’issue du trophée « toutes races » qui réunissait quelque 145 sélectionnés venus de toute la France. Là, Julien avait choisi la montbéliarde en première race. Mais il devait également choisir une race à viande. Sur les conseils d’un ancien meilleur pointeur rencontré par hasard, son choix s’est porté sur la rouge des prés. « Une race souvent choisie par les Jurassiens, commente-t-il. Mais personnellement, je n’en avais jamais vu ! »
Une heure plus tard, les quatre vaches sont pointées. Et, le rêve peut alors devenir réalité quand Julien est appelé parmi les trois premiers. Il se classe à la seconde place, juste derrière une concurrente venue d’Indre-et-Loire. « Ça m’a fait plaisir, avoue-t-il modestement. C’est très valorisant pour moi, mais aussi pour les copains et tout le lycée. Car aujourd’hui tout le monde en parle ! »
Un enthousiasme qui ne fait pas pour autant oublier la préparation du BTS et les rendez-vous à venir. Pour Julien, ce sera un certificat de spécialisation en vache laitière, à Châteaufarine, « pour aller plus loin dans la technique », avant de rejoindre, à terme, le Gaec familial de Bornay…
À 18 ans, Julien a encore quelques années devant lui, pour consolider son expérience sur les concours de pointage. Et qui sait si on ne le retrouvera pas de nouveau à Paris ? Car, maintenant, qu’il y a pris goût et avec l’envie bien présente, il ne lui reste qu’un seul objectif : la plus haute marche du podium !
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