Le Jura Agricole et Rural
Des viticulteurs bourguignons à L'Étoile
Jura agricole et rural
Publié le:  07 avril 2007
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Les viticulteurs bourguignons ont manifesté beaucoup d’intérêt pour le phytobac dont Philippe Vandelle (à g.)a expliqué l’utilisation

À L’Étoile, Philippe Vandelle a expliqué sa méthode de traitement des produits phytos et autres effluents de cave à une délégation de viticulteurs bourguignons.

Le fait n’est pas habituel : des viticulteurs bourguignons sont venus dans le Jura pour étudier un procédé de traitement des effluents de caves et des produits phytosanitaires !

La scène s’est passée il y a quelques jours, chez Philippe Vandelle, viticulteur à L’Étoile. Depuis cette année, celui-ci est équipé d’un phytobac conçu et installé la société Bayer Cropscience… « La réglementation nous oblige à savoir ce que nous faisons des produits phytos que nous utilisons, explique-t-il. Ce qui suppose que nous devons les traiter sur place ou confier leur traitement à une entreprise sous-traitante. Je suis soucieux d’appliquer au mieux les bonnes pratiques. En calculant au mieux les doses avec l’objectif de produire moins de déchets, en rediluant les fonds de cuves… J’ai choisi de traiter le résidu après rinçages, à l’intérieur mais aussi à l’extérieur du pulvé. Ce qui m’a demandé l’aménagement d’une aire de lavage, d’un stockage en cuves et d’un traitement en phytobac. Le principe de la cuve tampon permet une meilleure maîtrise de l’incorporation et une régulation de la quantité tout au long de l’année… »

À L’Étoile, les effluents de caves sont aussi traités. Moins toxiques, ils sont stockés dans d’autres bacs car le château ne pouvait être raccordé au réseau collectif d’assainissement.

« C’est valorisant ! »

Au cours de la visite, Philippe a surtout expliqué le travail que lui demandait la gestion de son phytobac de neuf mètres cube. « Il est rempli pour deux tiers de terre de vigne, une terre déjà habituée aux produits et ensemencée en bactéries. J’apporte de la matière organique avec un tiers de paille que j’aère environ deux fois par an pour

apporter de l’oxygène. Des analyses sont pratiquées pour suivre la dégradation des produits. »

C’est surtout un travail de surveillance qui est demandé. Mais ce travail fait partie des règles de l’agriculture raisonnée. Pour lui, ce n’est pas un problème insurmontable. Juste une question d’organisation. Mais au final, c’est très valorisant en terme d’image…

Les viticulteurs bourguignons auront apprécié…


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