Le Jura Agricole et Rural
L'indicateur est stable en février
Baromètre porc
Jura agricole et rural
Publié le:  07 avril 2007
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Le porc de classe E a enregistré une légère hausse en février, mais elle a été éclipsée par le renchérissement du prix de l’aliment.

L’indicateur se positionne à 38 points. C’est un peu mieux que le mois précédent, mais encore bien loin de septembre 2006 où ce même indicateur flirtait avec les 200 points. La reprise est lente, selon les observateurs car l’offre reste élevée et les débouchés restreints.

« L’Espagne en a profité pour accroître ses stocks à bon compte avant l’été », soulignent les responsables de l’Institut du porc. En moyenne de février, le cadran a progressé de 4 % et retrouve sa valeur de décembre à 1,01 euro par kg pour un porc 56 TMP. En début de mois, le prix français a suivi la hausse allemande et hollandaise démarrée fin janvier, mais stoppée ensuite. « Tous les grands pays sont abondamment approvisionnés et confrontés à la difficulté de mieux valoriser les pièces. Ces dernières ont toutes baissé, en moyenne, à Rungis », note l’institut. Alors que le cheptel de l’Union européenne est stable, la question que se posent les analystes est de savoir s’il n’y a pas une réelle érosion de la consommation. « En 2006, elle s’est stabilisée en France, de même qu’en Allemagne. Aux Pays-Bas, elle a perdu 1 %. En 2007, la consommation de l’Union européenne pourrait reprendre sa très lente tendance à la baisse, après l’effet positif de la grippe aviaire durant le premier trimestre 2006 ». Les analystes de l’Ifip sont moins pessimistes quant aux exportations. « En Russie, la production nationale ne suffit pas à alimenter la croissance de la demande, d’autant que la peste porcine, apparue dans une zone d’élevage au nord de la mer Noire, pourrait freiner le développement ». Mais la profession exprime une certitude : de meilleurs cours du porc ne seront possibles qu’avec un rétablissement de d’équilibre offre - demande sur le marché européen.


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