Le Jura Agricole et Rural
Le moucheron vecteur de la maladie de nouveau en circulation
Fièvre catarrhale
Jura agricole et rural
Publié le:  30 avril 2007
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Depuis le 6 avril, l’administration française considère le moucheron Culicoïdès de nouveau en activité. Pas d’incidence pour l’instant en Franche-Comté.

Les services vétérinaires des Ardennes ont piégé une trentaine de moucherons vecteurs de la fièvre catarrhale la semaine

passée. La Belgique en aurait également détecté. Les mouvements des animaux présents dans le quart Nord-Est de la France sont donc de nouveau soumis à condition.

Le département du Doubs et de la Haute-Saône, limitrophes de la zone réglementée, sont concernés par des tests sérologiques sur un certain nombre d’élevages. Les résultats n’en sont pas encore connus. Une sérologie positive attesterait la présence d’anticorps donc une réaction à un moment donné de l’animal. Une virologie permet ensuite d’affirmer si le virus est présent ou non. Si des résultats s’avéraient positifs, le Jura entrerait à son tour dans une phase de surveillance active.

« La diffusion du virus se fait pour l’instant sur un axe est-ouest selon les vents, tempère Alain Maire-Amiot directeur du Groupement de défense sanitaire du Jura. Mais nous n'avons qu'une crainte, voir apparaître un cas à moins de 150 km. La réglementation met des barrières très exigeantes avec un fort impact économique. » Les marchés des broutards sont les plus touchés. Il existe aussi des conséquences sur le marché de la génétique, vente des jeunes reproducteurs mais aussi semences. Jean-Pierre Monneret, responsable de l'activité production de semence à Jura Bétail fait le point : « Le Jura n'est pas en zone de restriction et nous pouvons continuer à exporter au niveau intra communautaire mais certains pays comme l'Afrique noire, le Maroc, l'Algérie demandent que la France soit indeme. Les certificats sanitaires sont en perpétuelle renégociation avec ces pays ». Des négociations menées par le ministère de l'agriculture. « La réactivation des restrictions va être un frein dans les mois qui viennent », pense le responsable de Jura-Bétail.

Rappel

Ce type de fièvre catarrhale présente très peu de signes cliniques évocateurs et n’est pas transmissible à l’homme. Son impact se situe au niveau économique.

Pour sortir d’un périmètre interdit, un bovin doit subir une désinsectisation de 28 jours. Une prise de sang doit être effectué avant le départ, une autre à l’arrivée. Une nouvelle période de désinsectisation de 28 jours peut également être envisagée. Les conditions sont un peu moins strictes pour l’animal quittant la zone réglementée : s’il est soumis avant son départ à un dépistage, une désinsectisation de 28 jours et une prise de sang, rien n’est exigé à l’arrivée. Les animaux sont tamponnés FCO (Fièvre catarrhale bovine ).


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