« Les petites et moyennes entreprises sont aujourd’hui asphyxiées par les mauvaises pratiques de leurs clients ; leur intégrité commerciale et leur santé financière s’en trouvent désormais menacées » a déploré Jean-René Buisson, le président de l’Association nationale de l’industrie alimentaire (Ania), en commentant l’enquête réalisée auprès de 200 entreprises adhérentes sur les effets de la loi Dutreil.
Ainsi observe-t-il que la loi n’a pas mis un terme aux conditions d’achat abusives et à la fausse coopération commerciale.
Les distributeurs continuent de déduire de leur facture d’achat des pénalités non justifiées, par exemple une livraison non conforme, sans possibilité pour le fournisseur d’en vérifier la réalité.
Les distributeurs n’hésitent pas non plus à procéder à des transferts de coûts par des demandes de financement de fonctions qui leur sont normalement imputables (stockage par exemple).
Autre grief, une baisse des engagements d’opérations promotionnelles des distributeurs au profit de leurs fournisseurs.
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