Il est tombé plus d’eau en mars que la normale, sauf en Ardèche, en Drôme et à Lyon. Sur les sept derniers mois, de Montélimar à Dijon, les vallées du Rhône et de la Saône souffrent. La montagne savoyarde aussi.
Bilan du mois de mars 2007
Lanas en Ardèche, Montélimar et Lyon Saint-Exupéry sont les trois stations du grand sud est centre qui affichent encore en mars un déficit pluviométrique. Dans le sud de Rhône-Alpes, le manque de pluie par rapport à la normale est de 50% ! C’est énorme alors qu’il manque « seulement » 20% des pluies dans l’agglomération lyonnaise. En revanche, partout ailleurs, le mois de mars s’est montré pluvieux. La montagne à Chambéry (209 %) double le niveau de ses précipitations et le Jura s’en approche (194 %). La région de Dijon enregistre une forte pluviométrie en mars (187 % de la normale) comme Ambérieu-en-Bugey, dans l’Ain avec un taux de 147 % par rapport à la normale. Sauf pour les départements du sud, merci le mois de mars !
Bilan pluviométrique depuis le 1er janvier 2007
Ces précipitations de mars 2007, permettent d’avoir un bilan agronomique presque normal à l’exception notoire de Lanas (Ardèche) et de Montélimar (Drôme) où les trois premiers mois de l’année restent particulièrement secs. L’Ardèche accuse un retard de 75 millimètres de pluies et la Drôme presque 50 millimètres.
Bilan hydrologique depuis le 1er septembre 2006
Évidemment, les fortes précipitations de mars enregistrées dans la plupart des stations de la grande région permettent de combler en partie les déficits observés au titre des précipitations depuis le 1er septembre 2006. À Chambéry, où il manquait à la fin février 27% d’eau, il n’en manque plus que 15%. À Macon, où un déficit de 26 % était observé fin février, il n’en manque plus que 21 % à la fin mars. À Dijon, il manquait 25 % de pluie, il en manque 16 % à la fin mars. Pour autant, le constat global reste pessimiste. Notre région souffre partout d’un déficit pluviométrique compris entre 4 et 22 % des précipitations sur la période des sept derniers mois qui permettent aux nappes souterraines de se recharger. Curieusement, c’est l’Ardèche avec 96 % de sa normale qui s’en sort le mieux grâce aux très fortes précipitations d’octobre et novembre 2006. En revanche, Lyon et Macon sont à la peine. Là, il manque 22 et 21 % des précipitations normales. Dans ces secteurs, comme à Dijon et dans la Loire ou en Savoie, l’été sera dur à passer.
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