La mise en ligne des informations d’abattage des gros bovins est effective : dans quelques semaines, tous les éleveurs de la région recevront un courrier avec leur identifiant et code d’accès à Edibev, où ils pourront se connecter soit par internet, soit par téléphone.
Consulter vos résultats d’abattage à J+2 pour tous vos gros bovins, quel que soit le lieu de leur abattage en France, ce sera bientôt possible. Bévifranc, comité régional interprofessionnel d’Interbev en Franche-Comté, adressera prochainement à tous les éleveurs un courrier spécifiant leur numéro d’élevage et mot de passe personnel, ainsi que le mode d’emploi pour se connecter au serveur. « Tout éleveur est attaché à ce que la commercialisation de ses animaux soit transparente, équitable et à ce que le retour d’information soit le plus rapide possible. C’est la mission de Normabev. Actuellement, par facture, cela prend en général une semaine. L’avantage des moyens de communication modernes, comme le net, c’est de réduire ce délai. Internet est un outil qui a vocation à se généraliser dans les exploitations, on le voit à travers le succès de site comme Est-Elevage ou Plein-Champs », précise Michel Renevier, président de Bévifranc.
Ce n’est pas une publicité !
Il est indispensable de bien conserver ce courrier (à ne pas confondre avec une publicité) et en particulier les identifiants et code d’accès. Depuis 2005, Normabev a pour mission de collecter, gérer et diffuser les données issues de la pesée et du classement des gros bovins consolidées dans une base de données nationale. Aux données issues de la pesée et du classement des gros bovins, s’ajoute un ensemble de données concernant l’animal reprises par l’abattoir.
Outre la mise à disposition de l’information de classement aux éleveurs, au plus tard à J+2, cet outil permet à Normabev d’assurer le suivi de la PCM (pesée, classement et marquage des carcasses), la stabilité et l’homogénéité des performances des machines à classer et des classements par les classificateurs. Elle autorise aussi la réalisation de synthèses nationales destinées aux abattoirs et autres professionnels de la filière viande. « Au niveau interprofessionnel, et plus largement, cet outil permettra à toute la filière de connaître précisément la réalité des flux. Nous pourrons disposer d’une base statistique fiable qui nous renseignera sur la destination et le type d’animaux produits dans la région, ce qui alimentera une réflexion stratégique. Au niveau de chaque élevage, chacun pourra aussi en tirer des enseignements, une valorisation technique par rapport au mode de production, à la saisonnalité, etc. »
« Le chantier a été freiné par la négociation d’accords interprofessionnels. En Franche-Comté, les sept abattoirs sont connectés à Normabev. Cette organisation a permis une mutualisation des coûts informatiques avec d’autres régions. Mais seulement 30% des gros bovins sont abattus dans la région, d’où l’intérêt de consolider l’information au niveau national. Le second intérêt, c’est de pouvoir suivre les filières qualité, à travers un espace privé pour les démarches de qualification. Enfin, ce système permettra de remonter des informations sanitaires, notamment l’état sanitaire des abats (douves du foie par exemple) », précise Claude Cornu, animateur de Bévifranc.
Démarches qualité
En arrière-plan, le système est donc alimenté quotidiennement par les informations de pesées et de classement transmises par les abattoirs à la base de données nationale Normabev. Laquelle redistribue l’information par cheptel d’origine aux comités régionaux interprofessionnels d’Interbev. Le dispositif informatique permet de mettre à disposition les informations d’abattage aux éleveurs au plus tard deux jours après qu’il ait eu lieu, ainsi que de transmettre les notifications d’abattage à la base de données nationales de l’identification pour le compte des exploitants d’abattoirs et enfin de fournir des informations utiles à la filière bovine (statistiques de classements, flux d’animaux, signes de qualité, etc.).
170 des 260 abattoirs de l’hexagone, représentant 80 % des volumes abattus sont connectés à la base de données. Les organisations professionnelles de l’aval ont accepté de signer ce projet d’accord interprofessionnel au bureau Interbev du 21 février dernier. Reste un bémol : le président du SNIV (entreprise Bigard) était absent à cette réunion, et jusqu’à présent l’entreprise Bigard et ses sites français ne remontent aucune information. Tant que cet opérateur important refusera de jouer le jeu, l’information demeurera incomplète.
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