De très nombreux éleveurs fabriquent eux-mêmes leurs aliments à la ferme, dont un tiers en production porcine. Les associations inter-régionales des éleveurs fabriquant à la ferme (Airfaf) ont mis en place, dans chaque atelier de fabrication, un guide de bonnes pratiques et un suivi de la qualité. Explications de Pascal Allabouvette, président de l’Airfaf Sud-Est.
Quelles sont les missions de l’association ?
« L’objectif d’Airfaf est de diffuser de l’information pour aider les éleveurs de porcs à fabriquer à la ferme un aliment de qualité au meilleur coût. Nous avons développé deux moyens. Le premier : un bulletin de liaison pour les adhérents, rédigé par le comité technique Airfaf (composé d’éleveurs de porcs, techniciens de groupements, vétérinaires, partenaires de filière : minéraliers, fabricants de matériel de stockage et fabrication d’aliments à la ferme, plus toutes les bonnes volontés…), édité cinq fois par an. Il contient une note « conjonture » pour les matières premières, des articles concernant des projets techniques, des témoignages d’éleveurs. Le second : des journées techniques sur différents thèmes comme l’aliment premier âge, la granulométrie du porcelet deuxième âge, l’utilisation de tourteau gras dans l’alimentation du porc. avec une matinée en salle et une après-midi de visite. Le comité technique se réunit depuis trois ans chez des éleveurs qui ont le projet de fabriquer à la ferme. On leur apporte un avis le plus éclairé possible.»
En pratique, qu’elles sont les grandes étapes de la fabrication d’aliments à la ferme ?
« L’éleveur produit lui-même ou bien achète ses céréales. Il achète également des produits riches en protéines (pois, tourteau de colza, tourteau de colza), ainsi que des minéraux et vitamines (3 % environ). Il applique le cahier des charges du fabricant d’aliments à la ferme. La fabrication est strictement contrôlée et répond à des normes très précises de traçabilité. Les objectifs sont de maîtriser les coûts de production, fabriquer un aliment de qualité à base de céréales, garantir la qualité du porc élevé et assurer la sécurité alimentaire du consommateur, préserver l'environnement, la santé et le bien-être animal et enfin, faciliter les conditions de travail et assurer la sécurité des personnes travaillant sur le site. »
Quelle est l’actualité d’Airfaf ?
« C’est tout d’abord la mise en relation de producteurs céréaliers qui sont pour la plupart déjà stockeurs de matières premières, pour d’éventuelles tractations commerciales entre eux et nous. 65 % des charges du cochon sont alimentaires, dont 70 % sont des céréales. L’objectif est de mieux se connaître les uns et les autres afin que l’on puisse travailler ensemble à l’avenir. Nous voulons intégrer dans la filière des gens qui apportent de la plus-value au produit. Deuxième sujet d’actualité : l’utilisation des tourteaux gras pressés en ferme ; sachant que les tonnages utilisés dans l’alimentation du porc sont très faibles…
- Unanimité pour l'abattoir de Champa...
- «Je veux un tracteur, comme papa !»
- La Grande débâcle filmée dans le Jura
- La Safer et le droit de préemption
- Un combiné bois de chauffage à l'essai
- Chemin rural ou chemin d'exploitation
- La paille a-t-elle un prix ?
- Moderniser les réseaux d'irrigation
- La simmental fait son show à Longwy
- Bien concevoir sa bergerie
Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?




