Selon des premières estimations de la Commission de Bruxelles, le Danemark, l’Irlande, la Grèce, l’Italie, les Pays-Bas et l’Autriche auraient dépassé leur quota de livraison de lait à l’industrie disponible pour la campagne 2006/07. Ces pays s’exposent à une pénalité de plus de 200 millions d’euros.
Alors que neuf Etats membres de l’UE avaient dépassé leur quota, lors de la précédente campagne, seuls six pays auraient collecté et livré trop de lait à l’industrie en 2006/07, indiquent les premières statistiques européennes.
Il s’agit de l’Italie (440 000 t), des Pays-Bas (110 000 t), de l’Autriche (100 000 t), du Danemark (42 000 t), de l’Irlande (17 000 t) et de la Grèce (2 000 t).
Une fois ces chiffres confirmés, une pénalité d’un peu plus de 200 millions d’euros devrait être infligée par la Commission à ces pays, l’Italie étant la principale redevable de ce prélèvement (125 millions). Au total, la facture sera bien inférieure à celle de la campagne précédente.
Malgré une forte réduction de l’amende infligée à la Pologne, le montant total du prélèvement avait atteint l’an passé 377 millions d’euros.
Au cours de la campagne 2006/07, la France a sous-utilisé son quota de 600 000 tonnes, le Royaume-Uni de 430 000 tonnes, la Hongrie de 400 000 tonnes, la Lituanie de 235 000 tonnes, la Suède de 200 000 tonnes, l’Espagne de 132 000 tonnes et l’Allemagne de 100 000 tonnes.
Au total, les volumes livrés aux entreprises en Europe ont été inférieurs de 2,12 millions de tonnes au quota global de 136,9 millions de tonnes pour l’ensemble de la Communauté.
L'industrie européenne divisée
« En raison des différences importantes de structure de l’industrie laitière dans les Etats membres, (...) il est difficile de parvenir à une seule réponse, y compris pour nous, l’Association laitière européenne », a reconnu, à propos des quotas, Laurent Gallois-Montbrun, le vice-président de l’EDA, le 11 avril, devant les députés européens.
Le représentant de l’industrie a fait valoir le besoin de visibilité et l’importance d’une « approche intégrée » avant de réformer ce mécanisme.
« Le choix de toute adaptation du système des quotas, quelle qu’elle soit, en vue d’une possible abolition en 2015 doit dépendre des évolutions des différents plan de soutien », a-t-il plaidé, ajoutant « il est crucial qu’au cours de cette période qui conduit à l’élimination des quotas et à une réduction supplémentaire ou une suppression des aides, tous les instruments disponibles soient utilisés pour aider le secteur à s’adapter à la nouvelle donne ».
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