Le syndicat de Contrôle laitier du Jura, dans le prolongement de son assemblée générale de décembre dernier, propose en ce moment à ses adhérents de se positionner sur une nouvelle carte de services pour la prochaine campagne.
Ainsi, les éleveurs peuvent opter selon leurs sensibilités pour :
- un appui technique plus ou moins important (pas d’appui technique ou conseil technique à chaque passage)
- le contrôle sur une ou deux traites (protocole A ou AT)
- et enfin une fréquence de passage variable (9, 11 ou 12 passages par an)
Quelques éleveurs ont interrogé la coopérative Jura-Bétail pour connaître les conséquences de leur choix sur le programme de sélection (filles de testage, mères à taureaux…). Il est utile que les réponses qui leur ont été faites puissent être portées à la connaissance de chacun.
Indexation laitière dans tous les cas
Quelle que soit l’option prise (A ou AT / 9, 11 ou 12 passages), les données collectées conformément au règlement technique du contrôle laitier donnent lieu à une indexation de l’animal et donc de son père. Ceci est vrai pour une fille de testage comme pour une candidate mère à taureaux.
Fiabilité différente selon le protocole
Toutefois la fiabilité de l’information recueillie n’étant pas la même selon les différentes options, le poids de chacune des lactations dans l’index est plus faible dans le cas des systèmes les moins informatifs. Ainsi, une fille de testage dans un élevage en contrôle AT (1 traite soir ou matin en alterné) a moins de poids dans l’index de son père qu’une fille en contrôle A (2 traites).
Mères à taureaux
Les mères à taureaux constituent un élément important du processus de sélection. Leur choix se fait en prenant en compte le maximum d’informations qui doivent être le plus précises possible. Pour ces raisons, compte tenu des éléments évoqués précédemment, les vaches qui seront demain dans des cheptels en contrôle AT auront sans doute plus de difficultés à devenir mères à taureaux.
Filles de testage
Les différents protocoles proposés permettent à chaque lactation d’indexer la femelle (et par conséquent son père), dès lors que la lactation est jugée « qualifiée ». La non-qualification de la lactation l’exclut donc de l’indexation de la femelle. Un des principaux motifs de non-qualification est l’intervalle moyen entre contrôles. La proportion de lactation non-qualifiée, si elle est très faible dans un système à 11 ou 12 contrôles par an (1 à 2 %), augmente significativement quand on passe à 9. Les éleveurs qui opteront pour cette fréquence de passage devront donc s’attendre à plus de lactations non-qualifiées. Si les femelles concernées sont des filles de taureau de testage, elles ne serviront à rien. Par conséquent, les primes de testage ne pourront être versées.
Ces précisions portées à la connaissance des éleveurs, ceux-ci pourront faire leur choix en pleine connaissance de cause.
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