Avec l’allongement de la durée de la vie, les enfants héritent plus tard. Les jeunes générations sont de surcroît moins à l’abri des aléas de la vie et notamment du chômage. Dès lors, de nombreux parents cherchent à aider leurs enfants ou petits-enfants.
Mes enfants auront une vie plus facile, une réussite plus grande, un meilleur niveau de vie… » Ce souhait, que partage chaque parent et qui s’est longtemps vérifié, n’est plus une évidence aujourd’hui, y compris pour ceux qui poursuivent des études supérieures.
Cette nouvelle donne fait dire à certains sociologues que l’ascenseur social est en panne. Sans être aussi catégorique, il est néanmoins exact que la promotion sociale intergénérationnelle n’est plus aussi automatique qu’au cours des trente glorieuses.
L’accroissement du chômage, les difficultés grandissantes d’insertion professionnelle pour les jeunes sont venus perturber des habitudes bien installées. Parallèlement, l’allongement de la durée de la vie, qui est un acquis positif, fait que les enfants héritent de plus en plus tard.
Dans les années « soixante-dix », il n’était pas rare qu’un héritage serve d’apport personnel pour l’acquisition d’un logement. Aujourd’hui, les enfants héritent fréquemment lorsqu’ils sont déjà à la retraite.
Tous les six ans
Le couplage de ces données sociologiques et économiques fait que les personnes âgées qui le peuvent cherchent à aider leurs enfants ou leurs petits-enfants, sans pour autant se démunir. Les Pouvoirs publics encouragent ces transmissions de patrimoine pour soutenir la croissance.
Ainsi, depuis le 1er janvier 2006, chaque parent peut donner jusqu’à 50 000 euros par enfant, sans frais, tous les six ans. Un couple peut donc transmettre à un enfant 100 000 euros. La donation peut s’effectuer en une ou plusieurs fois.
Les dons aux petits-enfants bénéficient d’un abattement dans la limite de 30 000 euros tous les six ans. Ceux effectués au profit d’un arrière-petit-enfant sont exonérés de droit jusqu’à 5 000 euros. Ces abattements peuvent se cumuler. Un enfant peut, par exemple, recevoir 100 000 euros de ses parents et 120 000 euros de ses quatre grands parents, tous les six ans, sans droit de donation à régler. Ces dons peuvent être très utiles à un enfant pour constituer un apport personnel pour l’acquisition d’un logement ou à un petit enfant pour financer ses études, une voiture…
Se porter caution : un piègeSe porter caution apparaît a priori comme une solution simple et peu onéreuse pour aider un parent ou un ami qui désire louer un bien ou réaliser un emprunt. Il n’en est rien. Si on vous demande d’être caution, il est souvent utile de savoir résister.
En fait, la caution peut être un piège sournois. Un banquier ou un propriétaire a tout intérêt à demander une caution, il minimise son risque. Parallèlement, au moment où un parent vous sollicite, vous n’avez bien souvent aucune raison de douter de sa solvabilité.
Mais lorsqu’un incident survient, les problèmes commencent avec des conséquences lourdes si aucune limitation n’a été prévue dans le temps ou en valeur. Le prêteur peut se retourner vers le garant sans avoir à poursuivre préalablement l’emprunteur, même si le mauvais payeur est solvable.
- La Safer et le droit de préemption
- Chemin rural ou chemin d'exploitation
- «Je veux un tracteur, comme papa !»
- La paille a-t-elle un prix ?
- La Vache qui rit se met en scène
- Un combiné bois de chauffage à l'essai
- Personnaliser le collectif
- Une récolte 2008 abondante
- Un dimanche à la ferme
- Plantations : Les distances à respe...
Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?




