Le Jura Agricole et Rural
La traçabilité s'améliore
Identification porcine
Jura agricole et rural
Publié le:  04 mai 2007
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L’éleveur a la responsabilité de la tenue du registre d’élevage, qui doit contenir une copie des documents d’accompagnement spécifiques à l’entrée comme à la sortie des porcins de son site

Les modalités d’identification françaises évoluent pour se mettre en conformité avec la réglementation européenne : redéfinition du site d’élevage, code pays FR, archivage et notification des entrées et sorties des porcs…

La traçabilité est aujourd’hui indispensable pour accéder au marché mondial. Les modalités de l’identification des porcins évoluent pour répondre à la réglementation européenne, ce qui va dans le sens d’une meilleure traçabilité. Il s’agit en effet de généraliser les garanties concernant l’origine des porcs, notamment lorsque les sites de naissage ou de post-sevrage sont différents du site d’engraissement. Tous les éleveurs détenant au moins un reproducteur ou deux porcs sont concernés par cette réforme.

Site d’élevage redéfini

Parmi les principales évolutions, la définition du site d’élevage est revue. Désormais, en plus du numéro d’exploitation national à 10 caractère, une même exploitation peut être subdivisée en plusieurs sites d’élevage correspondant à des groupes de bâtiments ou de parcelles séparés de moins de 500 mètres, selon le décret n°2005 – 482 du 10 mai 2005. Le site d’élevage se voit attribuer un identifiant unique par l’EDE, à sept caractères, de type FR70ABC (localisation française + code INSEE du département + combinaison de chiffres et ou lettres unique dans le département) : c’est l’indicateur de marquage du site, qui est utilisé pour identifier les porcs. Cette mise à jour ne concerne qu’une partie des éleveurs, qui seront informés par l’EDE de la nouvelle procédure à suivre.

Le marquage des porcins devient obligatoire avant toute sortie d’un des sites d’élevage, que ce soit pour rejoindre un autre site d’élevage ou pour aller à l’abattoir. Dans le premier cas, deux modalités sont possible : le tatouage à l’oreille avec une encre foncée ou la boucle jaune. Pour le cas particulier des reproducteurs nés sur le site, un numéro individuel est ajouté à l’indicateur de marquage tatoué à l’oreille. Par exemple FR25ABC05123 pour le reproducteur n°05123 né dans le site FR25ABC. Pour un départ à l’abattoir, le tatouage de l’indicatif de marquage du site d’élevage se fait à l’arrière de l’épaule à l’encre foncée, de préférence au plus tard trois semaines avant le départ, de manière à éviter les hématomes et offrir une meilleure lisibilité de la marque. Les modalités d’apposition de la marque sont strictement codifiées, de même que le matériel d’identification officiel (boucles en plastique inviolables et non réutilisables, comportant le numéro en noir sur fond jaune).

Archiver les documents d’accompagnement

Autre volet important de cette réforme, chaque mouvement d’animaux, entrée ou sortie d’un site d’élevage doit être répercutée dans le document d’accompagnement, complété et signé par l’éleveur. Ces documents sont archivés dans le registre d’élevage – dans les sept jours suivant le mouvement - , où ils doivent être conservés pendant une durée de cinq ans. Leur fonction est de permettre le suivi des mouvements d’animaux, le contrôle de l’identification des porcs pendant le transport, et à terme la notification de ces déplacements à la base de donnée nationale.


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