Le Jura Agricole et Rural
La protection du pois de printemps durant la floraison
Grandes cultures
Jura agricole et rural
Publié le:  04 mai 2007
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En pois de printemps, seule la protection pendant la floraison est nécessaire

La conservation du potentiel de rendement, qui se construit en cours de floraison et formation des gousses et des grains, passe par une bonne protection des plantes de pois de printemps contre les maladies aériennes et les ravageurs.

Le raisonnement de la protection fongicide se construit en privilégiant la lutte contre l’anthracnose, c’est la maladie la plus fréquente. Il convient également de tenir compte des risques éventuels de botrytis.

La protection contre les maladies

L’anthracnose est la maladie la plus fréquente. Sa nuisibilité peut atteindre 25 q/ha en cas de très forte attaque. Les symptômes se présentent sous forme de nécroses violacées à brunes s’installant à la base des tiges et de ponctuations de couleur brun foncé sur feuilles et gousses.

Le développement de la maladie est favorisé par un inoculum précoce, des pluies fréquentes, un peuplement dense, une floraison longue. A 20°C la phase infectieuse se déroule rapidement.

La dissémination de l’anthracnose se réalise grâce à l’impact des gouttes de pluie pour un déplacement de quelques centimètres et par le vent sur des distances plus longues.

En pois de printemps, il est rare de rencontrer des symptômes avant le stade début floraison. Seule la protection pendant la floraison est nécessaire. Les conditions climatiques de ces dernières années ont montré qu’un seul traitement pouvait suffire sur certaines parcelles.

Mais l’anthracnose n’est pas toujours la seule maladie présente sur pois. Un programme fongicide avec deux ou trois interventions donne une assurance contre les dégâts liés à un complexe parasitaire qui, dans la région, peut se composer d’anthracnose et de botrytis.

L’absence de produit ayant une action curative conduit à des traitements préventifs.

Le déclenchement des interventions doit se faire dès l’apparition des premiers symptômes. En conditions sèches, cela peut conduire à l’absence totale de traitement. Le plus souvent un ou deux traitements seront nécessaires, exceptionnellement trois.

Le nombre de traitements permet de compenser la faible persistance des produits à base de chlorothalonil. Cette matière active montre une bonne efficacité contre l’anthracnose et reste la solution la plus économique dans la majorité des parcelles (voir tableau dans notre édition papier).

En situation irriguée, la floraison est plus longue qu’en non irriguée, un traitement supplémentaire peut être justifié mais sans aller au-delà d’un total de trois.

La lutte contre les pucerons verts

Ils apparaissent fréquemment vers le début floraison. La nuisibilité de ce ravageur peut atteindre 30 q/ha.

Pour détecter la présence de pucerons, placer une feuille blanche rigide sous la végétation et secouer les tiges. Les pucerons tombent sur la feuille. Répéter l’opération plusieurs fois. Si à chaque fois on compte une dizaine de pucerons, il faut déclencher le traitement.

Les produits les plus performants associent deux matières actives dont une pyréthrinoïde.

Produits performants : Enduro ou Full M (0.4 l/ha), Karaté K ou Okapi ou Open (1.25 l/ha), Sumiton (0.5 l/ha). Attention, délai avant récolte de 42 jours.


Attention aux abeilles :

Les applications insecticides sont interdites en floraison sauf dérogation pour les produits ayant la mention abeille. Celle-ci s’accompagne d’une dose maximale d’utilisation pendant la floraison. Il est interdit de traiter en présence d’abeilles, d’où des traitements à faire tôt le matin ou tard le soir.

Par ailleurs, il est interdit de mélanger un fongicide à base de triazoles ou d’imidazoles avec une pyréthrinoïde pendant les périodes de floraison ou de production d’exsudats. Un délai de 24 heures doit être respecté entre les deux applications, avec la pyréthrinoïde appliquée en premier.


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