Le Jura Agricole et Rural
Le point des disponibilités en eau
Avant l'étiage 2007
Jura agricole et rural
Publié le:  10 mai 2007
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Le ministère de l’Écologie a publié, début mars, une situation de la ressource en eau pour l’ensemble de la France.

La pluviométrie moyenne depuis le début de l’année hydrologique est légèrement en dessous de la normale, à l’exception des Pyrénées et du Languedoc-Roussillon où le déficit est plus important.

En termes de pluies efficaces, depuis le début de l’année hydrologique, la métropole est coupée en deux. Une moitié est excédentaire ; l’autre moitié, une très large zone autour de l’Ile-de-France, l’essentiel du bassin Adour Garonne, la vallée du Rhône, le pourtour méditerranéen et la partie ouest de la Corse, accuse un déficit déjà supérieur à 70 % de la normale. Dans ces régions, ce déficit, s’il perdure, risque d’avoir des conséquences sur la recharge des nappes.

La faiblesse des précipitations mensuelles ne permet pas une remontée significative des niveaux de débit des cours d’eau, qui accusent toujours des déficits importants, supérieurs à 50 % sur la moitié sud de la métropole.

Précipitations

Au cours du mois de janvier, les pluies ont été majoritairement déficitaires, sauf sur quelques régions : le nord-ouest de la Bretagne, la pointe du Cotentin, le nord du Nord Pas-de-Calais, les Ardennes, l’Alsace, la Franche-Comté, la Savoie, une partie du Limousin, de l’Auvergne et de la Bourgogne. Pour la majorité des zones déficitaires, le déficit est léger (< à 25 % de la normale). Le déficit est important (> 50 %) sur les Pyrénées, le Languedoc-Roussillon, la région Paca, la Corse et le nord de la région Centre. Le déficit est, pour le mois de janvier, très important sur le Roussillon puisqu’il dépasse 90 % de la normale.

Depuis le début de l’année hydrologique, environ la moitié du territoire métropolitain est en léger déficit (< 25 % par rapport à la normale). Quelques zones accusent un déficit compris entre 25 et 50 % de la normale.

L’eau dans le sol

Au 1er février, les sols sont saturés sur la majorité du territoire (Poitou-Charente, Bretagne, Normandie, nord, nord-est, Cévennes, Alpes et Pays basque). Le bassin parisien, la Sologne, l’Alsace, l’est du massif-Central, la vallée de la Garonne et du Gers ont des indices plus faibles. En revanche, de la bordure méditerranéenne du delta du Rhône aux départements des Pyrénées orientales et de l’Aude dans leur totalité, ainsi que le nord-ouest de la Corse, présentent des valeurs très faibles pour la saison (< 0,5 et localement < 0,3).

Début mars, la carte des écarts à la moyenne présente des zones excédentaires très peu étendues avec de faibles valeurs inférieures à 20 % (Charente, Gironde, Landes, du Poitou au sud du Berry et sur une partie des Alpes). La majorité du territoire est concernée par de faibles déficits (< 30 %). On observe enfin des déficits importants (supérieurs à 40 %) sur le nord-ouest de la Corse, le delta du Rhône, les côtes du Gard et de l’Hérault, la totalité des départements de l’Aude et des Pyrénées orientales et localement sur ceux de l’Ariège et de la Haute-Garonne.

Rivières

Les débits mensuels des cours d’eau sont très inférieurs aux normales saisonnières sur la quasi-totalité du territoire. Les cours d’eau de la moitié sud ont des déficits d’écoulement pouvant

atteindre sur certaines rivières des niveaux très importants (déficit supérieur à 80 %) dus au déficit important de la pluviométrie mensuelle. Les périodes de retour sont supérieures à dix ans par rapport aux moyennes saisonnières pour le sud de la métropole.

Barrages – réservoirs

Le remplissage des barrages est hétérogène. Sur les Alpes, le remplissage est proche de 50 %. Pour les Pyrénées, le remplissage moyen atteint tout juste le tiers des capacités. Le faible manteau neigeux fait craindre pour la poursuite du remplissage.

Limitation des usages de l’eau

La situation est d’ores et déjà préoccupante en Seine-et-Marne sur la

nappe du Champigny et en Haute-Garonne. Quelques collectivités commencent à rencontrer des difficultés pour l’alimentation en eau potable.


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