À l’issue de la réunion du comité sécheresse du 3 mai, le ministère de l’Agriculture a annoncé que les jachères pourront être utilisées pour l’alimentation du bétail à partir du 11 juin prochain.
Malgré quelques orages qui ont arrosé le nord de la France fin avril, la situation hydrologique fait apparaître une pluviométrie fortement déficitaire dans plusieurs régions françaises. Les agriculteurs sont d’ores et déjà confrontés à un nouveau sinistre climatique dans toute la partie nord-est du territoire où les précipitations ont été très faibles, ces derniers jours.
Pour ce qui est des ressources fourragères, la réglementation communautaire donne désormais aux États membres la responsabilité d’autoriser l’utilisation des parcelles en jachère pour l’alimentation animale, dans des conditions précises. À l’issue du Comité sécheresse, le 3 mai, le ministère de l’Agriculture a annoncé que l’utilisation des jachères pourront être prises en compte à partir du 11 juin « conformément au calendrier des aides communautaires, soit 25 jours après la date limite de déclaration des surfaces ». Les demandes doivent être présentées dans les directions départementales et non au ministère de l’Agriculture.
Par ailleurs, sept départements ont pris des arrêtés de restriction des usages de l’eau. Il s’agit de la Charente, de l’Oise, de la Seine-et-Marne, de l’Essonne, du Var, des Alpes de Haute-Provence et du Vaucluse. D’autres devraient suivre dans les jours qui viennent. Ces zones et une grande partie du territoire souffrent simultanément de températures élevées, – le mois d’avril n’a jamais été aussi chaud – et d’un manque d’eau – il n’a quasiment pas plu dans le nord et l’est de la France.
À cela s’ajoute un vent desséchant de nord-est qui amplifie le déficit pluviométrique. Dans son bilan publié le 2 mai, Météo France souligne que si les pluies ont été localement abondantes, au mois d’avril, sur les Pyrénées et le Languedoc-Roussillon, le déficit est quasiment généralisé sur le reste du territoire.
Conséquence, les cultures de printemps sont les premières frappées : les betteraves, le maïs et le lin ont des difficultés à lever et quand elles sont levées, leur croissance est stoppée.
Pour le blé et les céréales d’hiver, la question des rendements est posée. En revanche, le colza plus résistant au manque d’eau s’en sort encore.
Seules des pluies abondantes dans les jours qui viennent pourraient rétablir une situation déjà compromise dans plusieurs régions.
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