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Les pucerons des épis se nourrissent en piquant la plante afin d'en prélever la sève Arvalis-Institut du végétal |
Alors que les blés commencent à épier, et que le climat n’a jamais vraiment semblé freiner le développement des pucerons cette année, Arvalis vous recommande de rester vigilants, et vous propose quelques conseils préventifs pour préparer votre stratégie de lutte en cas d’attaque.
Observer les colonies dès l’épiaison, mais pas de précipitation. Plusieurs espèces de pucerons peuvent se retrouver sur les feuilles de blé en cours de montaison, mais seul Sitobion avenae monte sur les épis et y développe des colonies qui provoquent des dégâts. Cependant, ceci ne doit pas conduire systématiquement à intervenir tôt.
Les essais réalisés par Arvalis en 2004 ont montré que les interventions ne se justifient que lorsque les pucerons sont montés sur les épis. Des interventions trop précoces avant épiaison, ont plutôt le risque de perturber l’installation des auxiliaires. De plus, elles affranchissent rarement d’un traitement pendant le remplissage.
Seuil de traitement : 1 épi sur 2 infesté par au moins un puceron
Les pucerons des épis sont nuisibles par leur simple prélèvement de sève par piqûre des épis, et les pertes peuvent
atteindre 30 q/ha. Un comptage sur épis permet de suivre la dynamique de croissance des populations. Tant que l’on n’observe que quelques épis porteurs de colonie dans toute la parcelle, l’intervention n’est pas utile. Par contre, il faut être attentif à l’évolution de cette population et identifier le début de la croissance exponentielle de la population, lorsqu’en moyenne on peut compter cinq pucerons par épis. C’est à ce moment que l’efficacité des traitements est la meilleure.
La fréquence d’épis porteurs est assez bien corrélée au nombre de pucerons par épi et permet de façon plus rapide d’estimer la population. Le seuil d’un épi sur deux porteurs d’au moins un puceron, est admis comme étant un indicateur simple du début de la croissance de la population. On le retiendra pour déclencher le traitement.
Choisir son insecticide
Les écarts de performance entre produits sont rarement significatifs. Les comparaisons de produits font apparaître uniquement des nuances d’efficacité en terme d’effet de choc ou de persistance. Avec des produits à base de pyréthrinoïdes (Decis Protech, Karate Xpress, Mavrik Flo,…), l’idéal est de traiter au début de la croissance active de la population, c'est-à-dire dès que le seuil de 1 épi sur deux infesté est atteint. Ces produits ont des persistances d’action correctes, mais peuvent être mis en défaut sur des populations très développées. Par contre, lorsque la population de pucerons est plus importante, un traitement avec un insecticide plus percutant, à « action de choc » s’avère préférable (ex : Pirimor G, Karate K,
Enduro, …). Quelle que soit la spécialité commerciale, un volume de bouillie de 150 l/ha est le minimum pour assurer une couverture suffisante de l’épi et du feuillage.
Une surveillance s’impose une dizaine de jours environ après le traitement. Une nouvelle intervention peut être effectuée en cas de nouveau dépassement du seuil. Attention cependant, pour les traitements tardifs, il est impératif de veiller au respect du Dar (délai avant récolte) et quoi qu’il en soit, il n’y a plus d’intérêt à traiter au-delà du stade grain pâteux.
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