Le Jura Agricole et Rural
L'action sanitaire et sociale en lumière
Sur le devant de la scène
Jura agricole et rural
Publié le:  11 mai 2007
Page 13 

L’ASS est une des signatures de la MSA. L’assemblée générale a jeté un coup de projecteur sur ce travail de l’ombre.

«L’action sanitaire et sociale est un thème difficile», note Joseph Parrenin, vice-président du conseil régional, en saluant les travaux de la MSA. «Ce travail est compliqué car c’est très difficile de vouloir faire le bonheur de gens malgré eux.» «Pourtant, nous sommes soucieux de la qualité de nos vies de nos pairs», précise Lucrèce Boiteux. «C’est pourquoi nous avons mis en place depuis 50 ans cette action qui participe au dynamisme du milieu rural et contribue à la responsabilisation de nos ressortissants.» Trois grands secteurs d’intervention s’en dégagent. La présidente de l’action sanitaire et sociale (ASS) de la MSA. «A qui nous proposons des prestations extralégales.» Dans ce bloc, on a aussi inclus les publics fragilisés. Dans un deuxième temps, on parle de maladie et de handicap. «Et là, nous veillons par notre soutien à maintenir la personne dans l’emploi et si ce n’est pas possible nous l’accompagnons dans sa reconversion professionnelle.» Enfin, le troisième thème est le bien vieillir. «Tout ça permet de mieux concilier la vie familiale et la vie professionnelle. Ça passe par l’offre d’un baby phone au premier enfant, une aide plutôt agréable pour en arriver à des situations plus difficiles comme les soins palliatifs.»

Tout au long de la matinée, divers intervenants éclaireront grâce à des témoignages différentes facettes de ce qu’est l’action sanitaire et sociale vue par la MSA. «C’est un point fort qui nous distingue des autres», assure Antoine Guédon, administrateur, représentant les salariés. Qui se traduit par exemple par l’existence d’un guichet unique réunissant la Sécurité sociale, les Allocations familiales, et la caisse de retraite. «Ceci améliore les conditions de vie de nos ressortissants.» Le système est efficace car le travail est réalisé de manière collective. «Avec des travailleurs sociaux qui sont impliqués sur le terrain.» C’est à partir de l’échelon local que démarre chaque dossier. «De façon discrète et sans porter de jugement de valeur.»

Cette volonté ne peut se suffire à elle seule. Il faut des moyens. «Nous avons quinze assistantes sociales, deux responsables, une directrice, une chargée de mission, trois animateurs… et nous pesons 15 % du budget de la Caisse», énumère Martine Darcq, responsable régionale de l’ASS.

Anticiper les évolutions

Une chose est claire dans les missions de ces personnes, pas question de favoriser l’assistanat. Tout en améliorant les conditions de vie, en restaurant le lien social et en dynamisant les territoires ruraux. «Ça passe par la promotion de la personne, par l’autonomie, la responsabilisation et la citoyenneté.»

«En tout cas, l’adéquation entre l’offre et la demande passe par le repérage sur le terrain», insiste Frédéric Miquel, responsable ASS et chef de projet GIE. Ce qui passe forcément par une adaptabilité permanente et la mutualisation des compétences. Ce qui a conduit à la création d’un GIE dont la raison sociale est l’ingénierie en action sociale. Qui se traduit par des chèques Emploi services, l’accompagnement en sortie d’hospitalisation, l’aide aux aidants, l’aide au répit, l’évaluation à domicile. «Nous nous efforçons d’anticiper les évolutions sociétales et politiques.»

Des actions individuelles sont menées aux côtés des actions collectives. Isabelle Azzolin a témoigné : «Suite à des problèmes de santé, on a trouvé des solutions d’urgence à mon état de fatigue.» Après, le travail s’est porté sur les difficultés scolaires d’un de ses fils puis proposer des vacances pour tous les enfants. «Si la MSA nous a apporté un soutien logistique et psychologique, j’ai toujours gardé le contrôle familial.» «Ça n’a marché qu’à une seule condition : qu’il y ait avant notre intervention, une demande directe ou au moins l’accord de la personne concernée», précise Geneviève Pierrot, responsable du service social.

«Je voudrais saluer votre travail» félicite Joseph Parrenin. «On ne peut pas accepter que de plus en plus de gens restent au bord de la route. C’est inacceptable de voir ça dans cette société qui étale toute cette richesse.»


Quelques chiffres

On annonce, pour 2006, des actions de prévention et des interventions auprès de 4 700 personnes, vingt-deux actions collectives dans le cadre du développement du territoire dont une action de coordination sur le maintien à domicile sur le secteur de Baume-les-Dames. On ajoutera l’existence de quatre Marpa et trois nouvelles en gestation. Cinquante-huit structures collectives ou associations ont été soutenus ; on y ajoutera trente-cinq prestations extra-légales. Le tout au bénéfice de 7 263 personnes. Au service social, on note 3 507 visites pour 176 642 km parcourus, 1 149 rencontres sur les lieux de permanences et 3 650 démarches téléphoniques de plus de un quart d’heure auprès des multiples partenaires : Apad, conseils généraux, ADMR, Agri services…


Newsletter GRATUITE
Sondage

Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?

  • Oui
  • Non
  • Ne sais pas

  • (C) Le Jura agricole et rural
    Partagez vos idées, écrivez-nous
    Webmaster