À Chamblay, les essais réalisés par la chambre d'agriculture ont montré que les intercultures ont bien joué leur rôle de pièges à nitrates. Il reste à mesurer l'impact sur la culture suivante.
Les essais en cours sur les cultures intermédiaires, réalisés par la chambre d’agriculture, ont montré que les intercultures ont parfaitement joué leur rôle de pièges à nitrates pendant l'hiver, en absorbant des quantités importantes d’azote. Cet azote libéré ensuite plus ou moins rapidement est utilisé en partie par la culture suivante, un maïs grain. Cette expérimentation va se poursuivre jusqu’à la récolte du maïs, afin de quantifier au mieux les impacts sur la culture suivante.
Les essais ont été menés sur une parcelle du Gaec de Clairvans en sol argilo-calcaire avec un précédent orge de printemps. Après passage d'un déchaumeur à dents, les semis ont été réalisés le 23 août 2006 avec un combiné herse rotative et semoir à céréales. Le reliquat d'azote mesuré après la récote du précédent (orge de printemps) était de 66 unités.
Au 16 novembre 2006, les parcelles en sol nu avaient un reliquat nitrique de 51 unités alors que le couvert qui montre le résultat le plus élevé, a laissé seulement 15 unités d’azote nitrique.
Les résultats des reliquats azote nitrique au 31 janvier 2007 sont très proches les uns des autres, quels que soient les couverts (entre 12 à 18 unités). Seul le sol nu présente un reliquat plus élevé : 37 unités.
L'effet crucifère
L’évolution des reliquats d’azote nitrique sur cet essai entre juillet 2006 et le 31 janvier 2007 est assez semblable pour toutes les cultures intermédiaires testées. Tous les mélanges ont bien utilisé l’azote fourni par le sol.
Entre novembre et février, on distingue deux types d’évolution de l’azote nitrique, soit un maintien de la quantité présente, soit une légère augmentation. L'accroissement du reliquat a déjà été observé les années précédentes pour les couverts de moutarde. Cela s’explique car cette plante gèle relativement précocément. Les feuilles détruites par le froid tombent au sol et libèrent rapidement l’azote qu’elles contiennent.
Tous les couverts de cette expérimentation contenant de la moutarde ou du radis (donc des crucifères), montrent cette tendance à l’augmentation de la quantité d’azote nitrique entre l’entrée et la fin de l’hiver.
Essais financés dans le cadre du contrat de rivière Loue.
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