Gérard Blondé présidait le 11 mai dernier l’assemblée générale du Comité régional des services de remplacement à Monfort. L’occasion de faire un bilan de l’exercice écoulé et d’aborder les sujets nationaux avec Christophe Hervy, administrateur à la FNSR.
Nous avons eu en 2006 une activité élevée, malgré une légère baisse par rapport à 2005 – année record – due à une diminution des accidents et des congés maternité », a déclaré Gérard Blondé dans son rapport moral. Au total, le nombre de journées de remplacement en 2006 s’élève à 26 524, soit 5,6% de moins qu’en 2005, 14 171 pour le département du Doubs, 4 323 en Haute-Saône, 7 266 dans le Jura et 763 pour le Territoire de Belfort. Maladies et accidents représentent toujours les premiers motifs de remplacement, à 36%, suivis de près par les loisirs (33%). Ensuite viennent la maternité (13%), les mandats professionnels (12%), la paternité (5%) et la formation (3%).
Agents plus professionnels
Côté personnel, les salariés restent très largement des hommes, à 96%, plutôt jeunes puisque presque les deux tiers ont moins de 26 ans. A l’entrée aux SR, 38% sont étudiants, 35% salariés, et 11% demandeurs d’emploi. A 84,5% ils ont une expérience agricole de plus de 6 mois. Les contrats d’embauche sont pour moitié des CDD, 30% des CDI intermittents et 20% des CDI à plein temps. « Les services de remplacement sont de plus en plus incontournables à la bonne marche de nos exploitations, d’où la nécessaire professionnalisation des salariés. », a précisé le président, en abordant le parcours de formation des agents de remplacement, soit sept modules proposés au catalogue 2006 : traite (initiation et perfectionnement), soins des animaux (initiation et perfectionnement), conduit et entretien du matériel + CACES chariot télescopique, travaux d’entretien et réparation (soudure, entretien électrique de base, maçonnerie…).
En 2006, 19 salariés se sont formés dans quatre de ses modules, avec la participation du FAFSEA pour le financement. En 2007, ce dispositif évolue pour répondre aux exigences du référentiel national du CQP « agent de remplacement », avec trois modules généraux, quatre modules de spécialisation « bovins lait » et un module « grandes cultures ». Le 19 janvier dernier, deux agents franc-comtois ont obtenu ce diplôme après avoir effectué une demande de validation des acquis de l’expérience et un passage devant un jury professionnel.
Côté adhérents, le département du Doubs reste celui où le taux d’adhésion aux SR est le plus élevé, à 67,9%, suivi par le Jura (40,1%), le Territoire de Belfort (32%) et la Haute-Saône (30%). Au niveau régional, le nombre de journées de remplacement moyen par adhérent se monte à 8,1, avec des disparités départementales : 7,6 jours dans le Doubs, 9,3 dans le Jura, 7,8 en Haute-Saône, et 11,9 dans le Territoire de Belfort. 23 responsables et animateurs de SR ont suivi début 2006 une formation de deux jours sur le thème de la gestion des ressources humaines.
Enfin cette assemblée générale a permis de faire le point sur les différents partenariats sur lesquels s’appuient les services de remplacement. « C’est l’occasion pour nous de remercier nos différents partenaires : le Conseil régional de Franche-Comté, avec le soutien des contrats d’emploi “tremplin solidarité’’, Groupama Grand Est, avec qui nous sommes en pleine réflexion sur les évolutions futures. Mais également le Crédit agricole de Franche-Comté, la MSA et le FAFSEA. » Concernant la convention avec la MSA, les modalités de financement ont été revues à la hausse pour 2007.
Les participants ont ensuite débattu avec Christophe Hervy et l’animateur national de nombreux sujets : communication autour des métiers de l’agriculture, mais également difficultés rencontrées avec la mesure fiscale de crédit d’impôts pour partir en vacances.
Élevage : c'est parti pour Edibev
Tous les éleveurs de la région Franche-Comté ont reçu ces jours-ci un courrier confidentiel avec leur code d’accès et identifiant pour accéder à Edibev. Cette base de données professionnelle permet d’accéder par téléphone ou par internet aux informations d’abattage des gros bovins. « Il est indispensable de bien conserver ce courrier (à ne pas confondre avec une publicité) et en particulier les identifiants et code d’accès », rappelle Claude Cornu, animateur de l’interprofession régionale bovine.
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