Le Jura Agricole et Rural
Une solution pour les chargements importants
Enrubannage
Jura agricole et rural
Publié le:  25 mai 2007
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Pierre Herbemont, éleveur de bovins allaitants dans la Nièvre explique les avantages de l’enrubannage.

Pierre Herbemont est agriculteur à Tintury dans la Nièvre. Il élève des charolais sur 145 ha d’herbe et 40 ha de céréales. Il a cent sept vaches à vêler. Ses bêtes représentent un chargement Pac de 1.8. L’hiver, la ration journalière est composée d’enrubannage, de foin et de farine provenant de ses céréales. A cette ration il ajoute un peu de tourteaux et de minéraux. Les vaches sont nourries deux fois par jour avec de la farine et de l’enrubannage le matin, du foin le soir.

La décision d’utiliser de l’enrubannage est la conséquence de son chargement important. Il lui fallait faire deux coupes dans l’année pour engranger suffisamment de stocks. Pierre Herbemont cultive des prairies artificielles. Dans ces prairies les coupes réalisées tôt (autour du 10 ou 15 mai) sont souvent difficiles à sécher. Ces coupes précoces sont pourtant nécessaires à une seconde repousse. Pour les prairies naturelles, deux coupes seront faites dans celles qui sont éloignées de la ferme. Les plus proches sont utilisées pour le pâturage et le foin. Avec 29 ha, plus quelques parcelles déprimées, réalisés en enrubannage et deux coupes, Pierre fait 797 bottes de 500 à 600 kg, en comptant 50 % de matière sèche.

La seconde motivation de Pierre pour l’enrubannage, ce sont les sécheresses à répétition de ces dernières années. « Pour la première coupe, il y a toujours de l’herbe et ça permet au moins de faire un peu de stocks, nous dit-il, et si on fauche assez tôt, on arrive à avoir une seconde coupe pas trop mauvaise, mais il faut faire vite. Parfois à dix jours de décalage près, on a ou pas une coupe ».

« L’enrubannage, c’est plus facile à utiliser que l’ensilage » insiste Pierre, « le silo quand il est ouvert, on ne peut pas le refermer, l’enrubannage se donne botte par botte et on peut gérer plus facilement. De plus les chantiers sont moins importants et l’on n’a pas besoin d’être aussi nombreux que lorsqu’on fait de l’ensilage ».

L’enrubannage, facilite également le stockage : « il suffit d’avoir une plate-forme solide, explique Pierre Herbemont, les balles peuvent rester dehors. Ça permet de faire du stock, même sans bâtiment ».

En contrepartie de tous ces avantages, il existe des inconvénients. L’enrubannage a un coût : il faut compter 2 euros par botte pour le film. L’autre inconvénient est la récupération des films et leur recyclage. Aujourd’hui la coopérative qui fournit les films, les récupère.


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