Le Jura Agricole et Rural
Des solutions pour les plastiques
Récupération et recyclage
Jura agricole et rural
Publié le:  25 mai 2007
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Au premier plan des balles de ficelles plastiques et des bidons pressés au second plan

Les bâches plastiques, mais aussi les bidons de produits phytosanitaires vides ou de produits lessiviels constituent des déchets importants, volumineux, qu’il faut éliminer le plus proprement possible. La récupération est une solution. Elle doit être rationnelle.

Tous les éleveurs, tous les exploitants agricoles ne savent plus quoi faire de leurs déchets plastiques : film d’enrubannage, bâches plastiques, big bags, sac d’engrais, bidons, ficelles… Il n’est plus question de les brûler, ou de les jeter directement en décharge. Ces gestes peuvent entraîner pollution au pire ou au mieux un gaspillage qui n’est plus admissible.

Le tri de ces déchets plastiques après nettoyage est la première étape de leur récupération. Ensuite, il est évident que ces différentes méthodes de récupération ne peuvent pas être individuelles dans leur totalité, même si tout démarre dans l’entreprise de chacun. Tous les exploitants agricoles dans leur département doivent donc s’insérer dans les différentes opérations ponctuelles ou permanentes proposées par les coopératives, les groupements, les syndicats, les organisations professionnelles spécialisées ou généralistes. Car les organisateurs ont conçu, avec des récupérateurs spécialisés, des organismes de collecte, les Pouvoirs publics et les collectivités, les mécanismes de collecte et de financement les plus valorisants en fonction des filières locales ou accessibles, de leurs possibilités de traitement et de leurs débouchés. Par exemple, en Bourgogne, des collectes de matières plastiques avaient été mises en place en 2006 sur vingt-huit sites (Yonne, Seine-et-Marne) et cette collecte a permis de récupérer 18,5 tonnes. D’autres collectes de bidons vides de produits phytosanitaires avaient été organisées par ailleurs.

Rigueur et discipline

L’analyse des résultats de ces collectes démontre qu’il n’est possible que de recueillir des déchets vides, propres, pliés et tassés et triés. Si le lavage, le brossage ne sont pas corrects, le collecteur refusera les déchets. Il faut donc beaucoup de discipline pour laver les bâches de silo, les plier, récupérer les ficelles sans paille ou débris végétaux, laver, rincer et sécher les bidons. La propreté tout autant que le tri des déchets est exigée par les récupérateurs quels qu’ils soient. Il faut donc faire preuve de rigueur et d’une grande discipline individuelle et collective.

Des « déchets sales » ne peuvent qu’entrer dans une décharge ultime où leur enfouissement sera facturé alors que des déchets propres peuvent connaître une valorisation rémunérée. Les récupérateurs ont comme métier justement de découvrir ces filières de valorisation. Ainsi les pays en développement qui ont du mal à se procurer du pétrole, comme la Chine sont demandeurs de certaines matières plastiques. D’autres sont recyclées en France ou en Europe. Toutes sont achetées auprès des récupérateurs régionaux ou nationaux qui concentrent les matières demandées, les conditionnent en balles pressées et donc plus faciles à transporter. Il est évident que chacun, là encore, doit s’adapter aux possibilités locales dans un marché qui évoluera sans doute de façon rapide au fur et à mesure qu’il s’organisera.

Localement, plusieurs exploitations, des groupements, des Cuma peuvent aussi s’impliquer collectivement dans l’achat de presses pneumatiques qui permettent de mettre ces déchets tris en balles de tailles et de poids variables en fonction des produits pressés.


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