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Ambiance et gaufres avec l’association des villages de la forêt de Chaux. D’autres animations sont prévues pendant l’été. Renseignements au 03 84 71 72 07 |
Du 14 au 20 mai, nous fêtons chaque année un produit cher aux Français : le pain. Ce produit fait partie intégrante de notre patrimoine, il doit être protégé comme ses fabricants, les artisans boulangers. Dimanche 20 mai, les baraques du 14 et les vieux fours à bois ont repris du service grâce à la Fédération des boulangers du Jura et l’association des villages de la forêt de Chaux, pour une journée placée sous le signe du pain.
Une bonne odeur de pain chaud et de tarte aux pommes guide les visiteurs à travers la forêt vers trois baraques en terre crue. Les baraques du 14, vestiges d’une activité remontant au 16e siècle, sont l’ancien habitat des bûcherons charbonniers du Jura. Situées au cœur de la forêt de Chaux près de La Vieille-Loye, elles sont devenues l’espace d’une journée et pour la cinquième année consécutive, le point de ralliement des boulangers du Jura. Du 14 au 20 mai partout en France, on fête le pain. Les vieux fours de Marie Bon Pain ont repris du service. La pâte n’est pas pétrie à la main (il faut nourrir 1 300 visiteurs !) mais les pâtons sont façonnés devant les yeux des parents et des enfants. Les rondelles de pommes sont alignées sagement sur des fonds de tartes, les tomates et les olives sur les pizzas. Quelques minutes au four. Et c’est la razzia. « On est surpris et victime de notre succès, nous manquons de marchandise », sourit Rémy Courderot, président de la Fédération des boulangers du Jura. Le succès de la journée repose sur une solide équipe d’une quinzaine de boulangers et boulangères, aidés par des apprentis tout heureux de mettre la main à la pâte et quelques retraités du pétrin, spécialistes de la cuisson au four à bois. « La transmission des gestes aux jeunes générations de boulangers est importante. Cette journée nous dépayse. Nous sommes détendus, ce n’est pas le commerce qui prédomine et nous allons simplement à la rencontre des visiteurs », renchérit le président. C’est l’un des objectifs de cette journée amicale : témoigner du caractère encore artisanal du métier de boulanger avec un pain « fabriqué, pétri et cuit chez soi ». La recette des entrées payantes (un euro par personne) revient à l’association des villages de la forêt de Chaux. Des calots et des tee-shirts sont distribués aux enfants avec ce message : « Le boulanger, c’est mon copain ! »
Pour compléter l’animation, l’association des cordiers de la Loye a confectionné des mètres de cordes à l’ancienne et l’association des villages de la forêt de Chaux a assuré le ravitaillement en gaufres cuites au feu de bois (plus long qu’au gaufrier). Un peu plus loin derrière les baraques, on pouvait découvrir les secrets de fabrication du charbon de bois, ancienne méthode. Bûcheronnage l’hiver, carbonisation l’été. Un dôme de morceaux de bois d’un diamètre inférieur à 8 mm devait brûler à couvert pendant quatre jours et les sacs de charbon étaient remplis de nuit pour repérer les braises encore rouges. Le charbon était ensuite vendu à des fonderies comme les forges de Baudin à Sellières. Aujourd’hui la fabrication du charbon de bois n’est plus que le sous-produit de la distillation du bois qui dégage du méthanol, de l’éthanol et des gaz acides utilisés par l’industrie chimique.
Ce dimanche en forêt de Chaux, chacun repart l’esprit léger et les bras chargés de quelques bonnes miches de pains à la croûte noircie mais craquante.
La fumée des charbonniers monte entre les branches. Les fours à pains s’éteignent doucement.
Concours des miches décorées :
Les premiers prix dans les différentes catégories sont :
Ouvrier pâtissier : Thomas Donzé à Chaussin
CAP boulanger : Gabriel Reverberry à la Bonne briocha à Saint-Claude
BEP boulanger : Jennyfer Thiebaud Chez Cottin à Saint-Lupicin
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