Réagissant au comité d’équarrissage de l’Office de l’élevage qui s’est tenu le 15 mai, le syndicat national de l’industrie des viandes (Sniv) et la Fédération nationale de l’industrie et des commerces en gros des viandes (FNICGV) ont demandé une réforme en profondeur du Service public de l’équarrissage (SPE). Le Sniv dénonce « l’inefficacité économique du dispositif qui se solde par un accroissement du déficit […] qui s’auto-alimente d’année en année ».
La FNICGV souligne que « l’État n’a pas tenu ses engagements financiers pour un total de 7 millions d’euros » et que le « SPE français coûte environ deux fois plus cher qu’ailleurs en Europe ».
Le Sniv demande à Christine Lagarde « de considérer la situation économique très dégradée des entreprises d’abattage, asphyxiées par une charge fiscale injuste, avant toute décision ».
De son côté, la FNICGV constate que plus rien ne s’oppose désormais « au paiement par les éleveurs de leurs déchets, ce qui rendrait ce dispositif conforme au principe de pollueur-payeur ».
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