Le Jura Agricole et Rural
Irrigation restrictive du maïs
Jura agricole et rural
Publié le:  30 mai 2007
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Le maïs est une plante qui valorise bien l’eau quand elle est disponible, et qui est généralement conduit en irrigation continue de mi-juin à fin août. On peut alors raisonner l’irrigation pour une bonne efficience de l’eau, c’est la démarche Irrinov®.

La sensibilité du maïs aux stress hydriques est résumée dans le schéma 1. L’irrigation démarre classiquement entre dix et douze feuilles, pour se terminer autour de 50 % d’humidité du grain, couvrant ainsi toute la période de forts besoins.

On peut être amené à restreindre l’irrigation de la culture pour deux raisons :

- Un volume limité : nappe de faible puissance, réserve collinaire mal remplie ou en déphasage avec la surface à irriguer : la stratégie sera alors de concentrer l’eau sur la période la plus sensible,

- Une restriction en cours d’irrigation. Il faudra alors privilégier la qualité de l’irrigation pendant toute la phase où l’eau sera disponible.

Ressource insuffisante

Cela présume d’un déficit connu très tôt en début de saison, et/ou de surfaces excédentaires par rapport à la ressource disponible.

Cette situation doit conduire à une stratégie d’irrigation prédéfinie, qui évoluera en fonction des épisodes pluvieux.

On préférera passer partout avec des doses réduites, en ne démarrant pas trop tôt, de sorte à bien couvrir la période sensible qui va de floraison moins quinze jours à floraison plus quinze jours, phase de mise en place du nombre de grains.

La fin de cette période coïncidant avec le début août, on pourra alors prendre en compte les éventuels retours de pluie, et l’état de la réserve restante pour adapter la dose pour les irrigations restantes (voir illustration).

On a pu remarquer, dans des situations de l’Ain, que des irrigations tardives permettaient, ces dernières années, de récupérer à travers le poids de mille le grain une partie des quintaux qui n’avaient pu être mis en place précédemment faute d’irrigation suffisamment soutenue.

La mise en place d’un site tensiométrique peut rendre de précieux services en permettant de ne pas arroser trop tôt ou trop copieusement les cultures en début de cycle.

Restriction en cours d’irrigation

C’est une situation qui est devenue fréquente ces dernières années pour les irrigants individuels.

Cette situation est d’autant plus difficile à gérer que la date de survenue de la restriction est variable, ainsi que son ampleur.

On démarre l’irrigation au rythme habituel, à partir de dix à douze feuilles, et on respecte le couple dose fréquence sur la base de la demande climatique (voir illustration), en recourant si possible à un bilan hydrique ou à des tensiomètres, voire à un avertissement quand il existe.L’objectif est de rester à un niveau correct d’alimentation en eau et de la réserve du sol tant que c’est possible.

Quand débute la restriction, on peut adapter sa stratégie de deux façons :

- En tenant compte des écarts d’avancement des cultures entre parcelles, et donc en arrêtant un peu plus tôt l’irrigation sur les maïs les plus avancés.

Ce pourrait être le cas cette année dans un certain nombre de parcelles, vu les écarts de dates de semis.

- En continuant à arroser toutes les parcelles, au prix d’une diminution de dose élémentaire pour pouvoir tourner plus vite.

Comme dans le cas précédent, toute pluie sera la bienvenue pour améliorer la situation, l’utilisation de tensiomètres permettant de visualiser son réel impact et d’anticiper sur le redémarrage du tour d’eau.

2007 sera une année où il sera très utile de suivre la maturité des cultures, compte tenu de l’amplitude de développement des maïs.

Une mise à jour suivie des stades sera faite à partir de mi-août, à charge pour chacun de bien noter la date de floraison femelle de ses maïs pour bien utiliser les avertissements.


Méthode Irrinov® : du nouveau

En 2006, un guide maïs – pois – blé adapté au contexte rhône -alpin a été publié. La démarche peut être utilisée dans d’autres régions

En 2007, c’est une version semence de ce guide, après trois années d’essais et de test en liaison avec les établissements et le syndicat qui est édité.


Pour plus de renseignements, contactez Arvalis-Institut du végétal au 04 75 60 66 33.


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