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René Morel : « J’ai de réelles convictions pour la montbéliarde. » |
Il succède à Claude Taillard à la présidence de l’Upra montbéliarde. Il a été élu mercredi 2 mai.
Claude Taillard l’a clairement fait savoir lors de la dernière assemblée de secteur du Doubs de l'Upra montbéliarde. Il ne sollicitait pas de nouveaux suffrages. René Morel, éleveur à Clerval lui succède à la tête de l’Upra montbéliarde.
« Je ne me sentais pas plus que ça pour occuper cette place », se défend René Morel. Mais il fallait bien que quelqu’un se jette à l’eau. « Il était largement compréhensible qu’un agriculteur du berceau de race conduise les destinées de la montbéliarde. »
D’autres sont aussi compétents. « Mais ils ont des responsabilités ailleurs. Comme il n’est pas question pour moi de trop charger la barque, je n’en prendrais pas ailleurs. »
Aller de l’avant
D’une certaine manière, c’est l’homme de la situation. « J’ai contribué à la mise en place de l’Upra montbéliarde et j’ai travaillé jusqu’il y a peu aux prémices de l’Ocad au sein de la commission Perspectives. » Un projet qui n’a pas abouti. Mais avec le nouveau dispositif génétique français, il reste énormément de travail à faire. « Et nous allons nous y engager car nous avons de réelles convictions pour la montbéliarde. » Une demande d’agrément a été posée auprès de la DGAL. Une réponse est attendue courant juillet.
Ce ne sera pas l’affaire que d’un seul homme. « Nous sommes une dizaine d’administrateurs qui allons agir pour transformer l’Upra montbéliarde en organisme de sélection. » Sans vouloir tout casser mais avec la volonté de construire l’avenir.
« J’estime que la force de notre conseil d’administration tient del’addition des engagements de chacun ; même si certains viennent d’horizons différents. » Ce qui a permis, ces dix dernières années de faire progresser fortement la montbéliarde. « Il faudra pour continuer d’avancer, rester sur le même élan. » Il n’y a pas de raison que cette voie ne soit plus suivie. « Si en 1997 on se découvrait, nous travaillons ensemble depuis dix ans. On a donc appris à se connaître. On est prêts à s’épauler malgré quelques divergences entre unités de sélection. Moi, je veux qu’on passe par-dessus tout ça. Car seul importe l’avenir de la montbéliarde. »
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