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Des animations ont permis de communiquer sur la filière ovine |
Comme à l’accoutumée, des membres du syndicat ovin de Franche-Comté se sont mobilisés pour présenter leur filière au grand public.
Ce samedi 12 mai, dans l’après-midi, André Girard fait contre mauvaise fortune bon cœur. « Ça me fait mal au ventre. Je serai bien montée à Paris pour voir Sochaux jouer contre Marseille pour la finale de la coupe de France. » Mais la présidente du syndicat des ovins de Franche-Comté est une vraie militante. «Parce que l’agneau en Franche-Comté, on y croît.»
Elle se devait de montrer l’exemple en accompagnant les autres éleveurs pour ce premier week-end à la Foire comtoise. «L’intérêt de notre présence sur Micropolis tient à notre volonté de montre notre production aux visiteurs de la halle agricole. Notre deuxième raison d’être ici est de pouvoir aussi répondre à la demande des jeunes qui comptent s’installer en agriculture.»
Chacun le sait, les espaces ne sont pas extensibles et peu de quotas sont disponibles sur le marché. Une installation en diversification avec un atelier de moutons est une excellente opportunité.
Pour ce faire, quinze exposants ont amené de nombreux animaux : texels, charolais, île-de-france, thônes et marthod. «Des animaux que nous pouvons trouver dans le Doubs, dans le Jura et dans les Vosges.»
Cette mobilisation contribue aussi à «montrer aux OPA que nous existons et qu’elles ont raison de nous soutenir dans nos demandes.» Car de plus en plus de jeunes s’installent. «Parce que c’est la seule production où il reste encore des droits à produire qui sont disponibles.»
Ce rendez-vous est aussi un temps fort pour tous les éleveurs car une grande place est laissée à la convivialité. «C’est la force d’un groupe.»
Si on s’amuse, on n’en reste pas moins sérieux quand sonne l’heure des animations. «Que ce soit la tonte ou encore la démonstration de chiens de troupeau.» À chaque fois, on sort subjugué par le savoir-faire et la dextérité des éleveurs.
«Il n’y a pas que les vaches…»
À proximité, on se presse aussi vers l’animation que proposent quelques élèves de BTS de Dannemarie-sur-Crête. Une queue s’étire. On se presse pour se faire prendre en photo en donnant un biberon de lait à un petit agneau. La scène est touchante. À côté, sur une table voisine, d’autres élèves proposent diverses animations.
Emmanuel Châtelain, éleveur ovin à Besançon, est éloigné de ses camarades. À l’Espace gourmand, il invite de manière joviale, souriante et enthousiaste à déguster quelques bouts de viande ovine. Pour faire face aux demandes, il a reçu le soutien du reste de la classe de BTS Productions animales. «Nous sommes ici dans le cadre d’un projet de communication que nous réalisons dans le cadre de nos cours d’éducation socioculturelle», assure Floriane Ravey, une des élèves. «Ça nous permet d’apprendre à valoriser cette filière»,
reconnaît Amandine Hurler. Filière qui est souvent découverte à cette occasion. «Moi, ma culture, c’est plutôt les vaches noires et la transformation fermière, mais je voulais voir autre chose», témoigne Pierre Repplinger. «Je suis content car ça m’a bien fait plaisir de voir autre chose.» «Et ça nous montre qu’il n’y a pas que la vache dans la vie», insiste Amandine Hurler.
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